Le périnée ou comment le sauvegarder intact... (ou dire NON à l'épisiotomie)

Le périnée ou comment le sauvegarder intact... (ou dire NON à l'épisiotomie)
BIENTOT les chiffres pour la Belgique....

!!! Je suis à la recherche de témoignages à ce sujet...

Si VOUS voulez témoigner, envoyez-moi un mail à mon adresse : nina21be@yahoo.com - je mettrai votre récit en ligne !!!


D'autres articles à la PAGE 18 aussi

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Relais d'information

"Votre bébé est trop gros, il faut couper pour ne pas qu'il vous déchire jusque l'anus". Celle là, qui ne l'a pas entendue ? Et pourtant, c'est loin d'être toujours vrai ... écoutons Maya ...

"Alors pour le plaisir d'une belle histoire .......

Il est 22h la sonnette retentit. A la porte une jeune femme courbée vers l'avant et soutenue par son mari me sourit. Elle me dit qu'elle a des contractions depuis 3heures maintenant et que c'est son deuxième bébé.

Elle est très calme et à chaque contraction elle prend ma main et celle de son compagnon se concentre sur ma voix et me sourit dès que c'est terminé. On marche on parle beaucoup on se rapproche on échange puis je lui demande si elle a des désirs des souhaits pour la naissance elle me dit oui je voudrais que mon mari coupe le cordon. La sage femme ne lui avait pas proposé la première fois.

Le temps passe on chante on monte les escaliers on danse sur le ballon on masse, le temps n'existe plus. Les choses s'intensifient elle pleure et on chante tristement violemment parfois.

Au milieu de l'escalier qu'on était en train de le descendre elle crie "il arrive" elle se penche alors en avant les bras autour du cou de son mari et moi je vois poindre une petite tête elle ne pousse pas vraiment elle bouge son bassin.

Bébé avance et en quelques seconde il descend dans mes bras. Nous retournerons en salle d'accouchement avec le bébé dans les bras le cordon pas coupé.

Voila Nolan 6kg 3 périmetre cranien 39 est né maman n'a même pas une déchirure et le placenta sortira facilement tout seul 15 min après.

Le poids du bébé était extraordinaire mais des naissance aussi belles j'ai la chance d'en voir tous les mois. Maya"

Source et site d'information et de soutien sur l'épisiotomie :

http://www.episiotomie.info/


! ! ! Je vous mets un lien avec des photos d'une épisiotomie pratiquée lors d'un accouchement en siège ! ! ! :

http://www.birthdiaries.com/diary/ext024/


Elles peuvent peut-être CHOQUER certainEs mais j'estime qu'il vaut mieux SAVOIR avant qu'après......
Enfin, vous êtes libres d'aller les voir ou pas.


Qu'est-ce que l'épisiotomie ? Extraits de Wikipedia :

" L'épisiotomie est un acte chirurgical consistant à ouvrir le périnée au moment de l'accouchement afin de laisser passer l'enfant. Cette incision a idéalement pour but de sectionner le muscle releveur de l'anus.

La pratique de l'épisiotomie est un geste prophylactique utilisé depuis le XVIIIè siècle et actuellement largement répandu. Les chiffres de 2002-2003 en France indiquent que 47,3% des femmes qui ont accouché par les voies naturelles ont eu une épisiotomie (68 % chez la primipare et 31 % chez la multipare).

Les bénéfices supposés de ce geste sont démentis par la recherche scientifique depuis plusieurs décennies.

...

Les bénéfices anciennement espérés de l'épisiotomie

L'épisiotomie était supposée prévenir des déchirures graves du périnée. La recherche montre que non seulement la pratique systématique de l'épisiotomie ne permet pas de réduire les déchirures du 3è ou 4è degré, mais que dans certains cas, le résultat est inverse de celui escompté.

De même, on pratiquait l'épisiotomie en espérant diminuer les incontinences urinaires ou fécales. La recherche a démontré qu'il n'en est rien, et qu'elle est même associée à plus d'incontinence fécale dans les 3 mois après l'accouchement.

La prévention du prolapsus génital par l'épisiotomie n'est pas démontré, car aucune étude médicale ne porte sur une période de temps assez longue pour le vérifier. On sait juste que la force musculaire du périnée est moindre, trois mois après l'accouchement, chez les femmes ayant eu une épisiotomie.

Les grands bénéfices espérés de l'épisiotomie sont donc invalidés par les études médicales."

....

Les autres indications de l'épisiotomie dans des cas particuliers

Les extractions instrumentales, c'est-à-dire par ventouses ou forceps : la recherche montre qu'il n'y a pas lieu d'effectuer systématiquement une épisiotomie dans ces cas, d'autant plus que taux de lésions périnéales graves est augmenté s'il y a une épisiotomie lors d'une extraction instrumentale.

Les professionnels ajoutent néanmoins que les conditions qui ont mené à décider d'une extraction instrumentales peuvent justifier une épisiotomie dans ce cas.

Les manoeuvres obstétricales (extraction d'un second jumeau, dystocie des épaules), la macrosomie (gros bébé), les présentations non classiques du f½tus(en siège, par la face...), la prématurité : il n'y a pas de preuves pour recommander ou non la pratique de l'épisiotomie dans ces cas. Il semble cependant logique que l'obstétricien peut être amené à pratiquer l'épisiotomie pour faciliter les manoeuvres. Certaines études observent des taux d'épisiotomie bien en dessous des 100% pour des présentations non classiques du f½tus (par exemple, 30% d'épisiotomies en cas de siège complet, dans une étude française de 2005).

Les périnées à risques : le seul type de périnée dit "à risques" qui justifierait, selon la recherche, la pratique de l'épisiotomie est le périnée court, défini comme une distance fourchette-centre de l'anus inférieur ou égal à 3 cm. Pour les périnées cicatriciels (antécédants de lésions périnéales de haut degré), il y a un fort taux de récidive (l'accouchement par voie basse doit donc être discuté) mais l'épisiotomie ne protège pas contre ce risque.

L'état foetal non rassurant : la réalisation d'épisiotomies dans ce cas n'améliore pas les résultats néonatals, selon les chercheurs. Cependant, les professionnels peuvent être amenés à réaliser l'épisiotomie si il faut réduire le temps de l'expulsion.

La nulliparité : les études arrivent toutes à la conclusion que la naissance d'un premier bébé ne justifie pas une épisiotomie systématique.

Types d'épisiotomie

Épisiotomie médiane : incision de la fourchette vulvaire directement vers l'anus sur environs 4 cm. Bien qu'elle soit qu'encore fréquente dans les pays anglo-saxons, on sait qu'elle crée une zone de faiblesse médiane qui peut filer vers le bas et provoquer une rupture du sphincter anal dans près de 20 % des cas.

Épisiotomie médio-latérale : incision qui est illustrée sur le dessin de l'article. C'est la plus pratiquée en France. L'incision doit partir de la partie médiane de la fourchette et en se diriger latéralement et en dehors vers la région ischiatique (soit un angle de 45° par rapport à la verticale) sur six centimètres en moyenne.

...


COMMENT LA REFUSER ?

Maintenant que vous savez ce que c'est en réalité... vous avez droit de dire NON à cette mutilation !

Tout d'abord, en discuter à l'avance avec le gynécologue ou sage-femme qui vous suit ...

L'indiquer clairement dans votre PROJET DE NAISSANCE. J'ai moi-même des amies qui ont accouché de 'beaux' bébés (plus de 4 kg) et qui n'ont RIEN eu, pas même une petite éraillure !

Il est prouvé que L'EAU chaude avec un peu de sel de mer rend la peau plus molle, souple et élastique.

Ce qui protège très bien le périnée pendant son extension est de le SOUTENIR avec un petit essui ou gant de toilette par ex., trempé dans de l'eau tiède.

Rappelez-vousr vos droits et la loi du patient - petit 'rappel' (car vous savez touTEs que "nul n'est sensé ignorer la loi" ... ;-)



- Droits du patient

Art. 5. Le patient a droit, de la part du praticien professionnel, à des prestations de qualité répondant à ses besoins et ce, dans le respect de sa dignité humaine et de son autonomie et sans qu'une distinction d'aucune sorte ne soit faite.

Art. 6. Le patient a droit au libre choix du praticien professionnel et il a le droit de modifier son choix, sauf limites imposées dans ces deux cas en vertu de la loi.

Art. 7. § 1er. Le patient a droit, de la part du praticien professionnel, à toutes les informations qui le concernent et peuvent lui être nécessaires pour comprendre son état de santé et son évolution probable.

§ 2. La communication avec le patient se déroule dans une langue claire.

Le patient peut demander que les informations soient confirmées par écrit.

A la demande écrite du patient, les informations peuvent être communiquées à la personne de confiance qu'il a désignée. Cette demande du patient et l'identité de cette personne de confiance sont consignées ou ajoutées dans le dossier du patient.

Art. 8. § 1er. Le patient a le droit de consentir librement à toute intervention du praticien professionnel moyennant information préalable.

§ 2. Les informations fournies au patient, en vue de la manifestation de son consentement visé au § 1er, concernent l'objectif, la nature, le degré d'urgence, la durée, la fréquence, les contre-indications, effets secondaires et risques inhérents à l'intervention et pertinents pour le patient, les soins de suivi, les alternatives possibles et les répercussions financières. Elles concernent en outre les conséquences possibles en cas de refus ou de retrait du consentement, et les autres précisions jugées souhaitables par le patient ou le praticien professionnel, le cas échéant en ce compris les dispositions légales devant être respectées en ce qui concerne une intervention.

§ 4. Le patient a le droit de refuser ou de retirer son consentement, tel que visé au § 1er, pour une intervention.

Art. 9. § 1er. Le patient a droit, de la part de son praticien professionnel, à un dossier de patient soigneusement tenu à jour et conservé en lieu sûr.

A la demande du patient, le praticien professionnel ajoute les documents fournis par le patient dans le dossier le concernant.

§ 2. Le patient a droit à la consultation du dossier le concernant.

II est donné suite dans les meilleurs délais et au plus tard dans les 15 jours de sa réception, à la demande du patient visant à consulter le dossier le concernant.

Les annotations personnelles d'un praticien professionnel et les données concernant des tiers n'entrent pas dans le cadre de ce droit de consultation.

A sa demande, le patient peut se faire assister par une personne de confiance désignée par lui ou exercer son droit de consultation par l'entremise de celle-ci. Si cette personne est un praticien professionnel, elle consulte également les annotations personnelles visées à l'alinéa 3.

Si le dossier du patient contient une motivation écrite telle que visée à l'article 7, § 4, alinéa 2, qui est encore pertinente, le patient exerce son droit de consultation du dossier par l'intermédiaire d'un praticien professionnel désigné par lui, lequel praticien consulte également les annotations personnelles visées à l'alinéa 3

§ 3. Le patient a le droit d'obtenir, au prix coûtant, une copie du dossier le concernant ou d'une partie de celui-ci, conformément aux règles fixées au § 2. Sur chaque copie, il est précisé que celle-ci est strictement personnelle et confidentielle.

Le praticien professionnel refuse de donner cette copie s'il dispose d'indications claires selon lesquelles le patient subit des pressions afin de communiquer une copie de son dossier à des tiers.


***
Souces :

http://www.health.fgov.be/EMDMI/fr/legislation/loi-droitsPatient.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pisiotomie

Photo : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/3/34/Medio-lateral-episiotomy.gif/300px-Medio-lateral-episiotomy.gif

# Posted on Thursday, 16 August 2007 at 4:43 AM

Edited on Wednesday, 31 October 2007 at 2:41 AM

Dans ELLE ! La vogue des enfants "faits maison"

Dans ELLE ! La vogue des enfants "faits maison"
" Soif de naturel et d'intimité oblige, de plus en plus de femmes souhaitent faire naître leur bébé chez elles, juste avec le père, une sage-femme, et bien sûr sans péridurale. Est-ce raisonnable, docteur ? Dossier réalisé par Dorothée Werner et Hélène Fresnel."

http://www.elle.fr/elle/societe/les-enquetes/la-vogue-des-enfants-faits-maison/(article)/114657



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# Posted on Thursday, 16 August 2007 at 4:53 AM

Edited on Thursday, 16 August 2007 at 12:57 PM

Taux d'épisiotomies dans le monde ...

Taux d'épisiotomies dans le monde ...
... dire ses souffrances, sa colère, sa détresse, sa honte, ses refus, ses peurs ...
... se faire entendre, être écoutée,
... discuter, comprendre ce qui s'est passé et pourquoi, s'interroger, s'informer, prendre en compte les problèmes générés par cette intervention souvent inutile et dont les conséquences peuvent être désastreuses, retentir sur son lien avec son bébé, sa vie de couple, sa vie quotidienne, son rapport avec les médecins, l'éventualité d'autres enfants ...
... rechercher des solutions pratiques pour la vie de tous les jours ...
... s'interroger sur la possibilité de solution chirurgicale ...
... réfléchir sur une nouvelle grossesse, un nouvel accouchement ...
... connaître les recours juridiques en cas de contestation ...

http://fr.groups.yahoo.com/group/soutien-episiotomie/

Est une liste de soutien, d'écoute... aux femmes qui ont subi une épisiotomie

N'hésitez pas à vous y inscrire si vous ressentez le besoin d'en parler...


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Voici un tableau comparatif du taux d'épisiotomies réalisées dans le monde :

http://afar.naissance.asso.fr/episiotomie-tableau.htm

Il n'y a malheureusement pas de chiffres pour la Belgique... dommage. Si jamais vous savez où je peux les trouver.....

N'OUBLIEZ PAS : C'est un acte qu'on peut REFUSER en tant que patient doté de droits.

« L'épisiotomie est l'une de ces pratiques qui sont devenues systématiques en s'appuyant sur beaucoup de théorie et de rares preuves qu'elles sont bénéfiques , explique le Dr Graham, professeur agrégé à l'École des sciences infirmières et d'épidémiologie et au Département de la médecine communautaire de l'Université d'Ottawa dans son étude publiée par l'IRSO. Quelques décennies plus tard, les études se multiplient pour démontrer qu'en réalité, cette pratique n'est pas bénéfique et même, dans certains cas, qu'elle peut être dommageable. Pourtant, cette intervention continue d'être effectuée librement dans de nombreux pays du monde. C'est un exemple probant que certains professionnels de la santé ne se tiennent pas au fait des ouvrages scientifiques. Les femmes devraient en parler à leurs dispensateurs de soins . »

Episiotomie : témoigner, informer, dénoncer, agir...

...

Il s'agit d'un acte chirurgical pouvant être posé par les médecins et les sages-femmes lors d'un accouchement.

L'épisiotomie nécessite une suture importante. L'épisiotomie et sa suture peuvent entraîner des douleurs locales et des inconvénients de confort durant plusieurs jours. Pratiquée dans de mauvaises conditions ou par des personnes moins compétentes, cette suture peut "lâcher" laissant une plaie importante béante.

La plaie peut aussi s'infecter, soit parce que la vulve était porteuse de germes qui sont alors entrés dans la plaie, soit parce qu'elle a été infectée par des germes de l'hôpital lors des soins (infections nosocomiales).
Lorsqu'il y a un "lâchage" de suture et une infection locale, les soins sont importants, et peuvent comprendre, par la suite, une "reprise" chirurgicale "esthétique".

Les raisons invoquées pour justifier l'épisiotomie sont en premier lieu l'accélération de l'expulsion foetale et l'utilisation d'instruments tels que la ventouse ou les forceps.

En second lieu, l'argument est d'éviter une déchirure, supposée potentiellement plus importante que la coupure volontaire. L'épisiotomie est présentée autant dans la grande presse médicale que populaire comme un acte nécessaire alors que de nombreuses études scientifiques démontrent le contraire.

Ces études ne sont pratiquement jamais mentionnées lors des séances d'information prénatale. La femme et son compagnon ne sont pas informés de cet acte avant son exécution, par crainte d'une réaction de peur ou de refus spontanée. Ce n'est qu'une fois réalisé qu'il est, éventuellement, expliqué, mettant souvent en avant la santé voire la survie de l'enfant.

En France, selon l'enquête nationale périnatale de 1998 (accessible sur le site <http://www.sante.gouv.fr/>), le taux d'épisiotomies était de 71,3% pour les primipares et de 36,2% pour les multipares (donc en moyenne 53,7% c'est à dire plus d'une femme sur deux).

Dans certaines maternités, le taux d'épisiotomies atteint 90% !

Dans ces proportions, il semble évident que cet acte n'est pas posé pour des raisons précises concernant la femme qui enfante, mais doit être considéré comme un geste systématique dénué de toute réflexion et de remise en question.

Au Royaume Uni, le taux d'épisiotomie a chuté de 52% à 13% après les campagnes menées par des associations d'usagères des services obstétricaux comme l'AIMS <http://www.aims.org.uk/>...

En Suède il n'est que de 6%. Il tombe à une valeur insignifiante dans la pratique d'accompagnants de naissance (médecins ou sages-femmes) informés et conscients de la gravité de cet acte et de ses conséquences. Vous pouvez consulter les tableaux comparatifs des taux d'épisiotomie dans le monde <http://afar.ws/episiotomie-tableau.htm>

L'AFAR (Alliance Francophone pour l'Accouchement Respecté) se situe, ici, comme une association de défense des usagères en dénonçant les abus de l'épisiotomie et en informant autant les hommes et les femmes que les professionnel(le)s des alternatives possibles.

Nous avons recensé près de 70 études prouvant que l'épisiotomie de routine n'est pas justifiée médicalement. Les références et résumés de ces articles sont disponibles sur la base de données de l'AFAR : <http://afar.ws/biblio-liens.htm>

Un argumentaire détaillé sur l'épisiotomie se trouve sur la page : <http://afar.ws/episiotomie-detail.htm>

On y explique notamment, preuves à l'appui, que les causes des déchirures périnéales que l'épisiotomie prétend éviter sont à rechercher dans les procédures obstétricales : position d'accouchement imposée, poussées dirigées, dopage au Syntocinon, etc.

En parlant d'épisiotomie, on peut ainsi remonter toute une chaîne d'interventions abusives justifiées uniquement par la crainte du médico-légal. Une crainte qui se réduit, en France, à la peur de "ne pas en faire assez". "

....


Et ce que dit l'OMS :

4.7 Soins du périnée

Les lésions du périnée sont l'un des traumatismes les plus fréquents chez les femmes pendant l'accouchement, voire pendant le travail et l'accouchement qui soient considérés comme normaux. Il existe plusieurs techniques et pratiques visant à réduire ces lésions, ou à les ramener à des proportions gérables.

2.71 Protéger le périnée pendant l'accouchement

De nombreux ouvrages décrivent la pratique visant à protéger le périnée pendant le dégagement de la tête du foetus : les doigts d'une main (d'ordinaire la main droite) soutiennent le périnée tandis que l'autre main appuie sur la tête du foetus pour contrôler la vitesse du dégagement, essayant ainsi de prévenir ou de réduire les lésions des tissus du périnée. Cette manoeuvre peut permettre de prévenir une déchirure périnéale mais il se peut aussi que la pression exercée sur la tête du foetus gêne le mouvement de déflexion de la tête et la fasse dévier de l'arcade pubienne vers le périnée, augmentant ainsi le risque de lésion du périnée. En l'absence d'évaluation formelle de cette stratégie ou de la stratégie qui consiste au contraire à ne pas toucher le périnée ni la tête pendant cette phase de l'accouchement, il est impossible de décider quelle stratégie est préférable. La pratique qui consiste à protéger le périnée au moyen des mains de l'accoucheur est plus facile à appliquer sur une femme en position dorsale. Si la femme est en position verticale, l'accoucheur/accoucheuse peut soutenir le périnée aveuglément ou être obligé de suivre la stratégie qui consiste à "ne pas toucher".

Une autre technique visant à réduire le risque de traumatisme du périnée consiste à masser le périnée pendant la dernière partie du deuxième stade du travail, et ce pour essayer de détendre les tissus. Cette technique n'a jamais été convenablement évaluée mais on peut émettre des doutes quant à l'avantage d'une friction soutenue de tissus déjà hautement vascularisés et oedémateux.

D'autres manoeuvres sur lesquelles on ne dispose pas de preuves suffisantes quant à leur efficacité sont les diverses méthodes utilisées pour dégager les épaules et l'abdomen du nouveau-né après le dégagement de la tête. Il n'est pas certain que ces manoeuvres soient toujours nécessaires ni qu'elles soient appropriées. Il n'existe pas de recherches sur ce sujet. Toutefois, le Service national d'Epidémiologie périnatale d'Oxford a entrepris un essai contrôlé randomisé sur "les soins du périnée à l'accouchement avec ou sans les mains" qui devrait fournir des données sur l'effet des différentes méthodes de dégagement de la tête du foetus et des épaules sur le périnée (McCandlish 1996).

4.7.2 Déchirure du périnée et épisiotomie

Les déchirures du périnée sont fréquentes, spécialement chez les primipares. Certaines déchirures du premier degré ne nécessitent même pas de suture; les déchirures du deuxième degré sont d'ordinaire faciles à suturer avec une analgésie locale et, en règle générale, elles guérissent sans complication. Les déchirures du troisième degré peuvent avoir des conséquences plus graves et elles devraient, là où cela est possible, être suturées par un obstétricien dans un hôpital bien équipé afin de prévenir une incontinence fécale et/ou des fistules fécales.

On en parle dans la presse :

http://www.viva.presse.fr/article.php3?id_article=5419

l'heure actuelle, près de la moitié des femmes subissent une épisiotomie lors de leur accouchement. Mais des études remettent en cause le recours systématique à cette intervention destinée à prévenir les incontinences.


« Voilà, je vous recouds, j'ai fait une petite épisiotomie... » Cette phrase, plus de 350 000 femmes l'ont entendue l'année dernière, ombre planante sur l'« heureux événement ». Près d'une femme sur deux (68 % de celles qui mettent au monde leur premier enfant) est encore soumise à cet acte qui consiste à inciser le ­périnée pour «  faciliter  » le passage de l'enfant.

Pourtant, dès 1997, l'Organisation mondiale de la santé (Oms) donnait comme objectif un taux de 10 %. En France, c'est dans les années 1970 que l'intervention s'est généralisée, en prévention des incontinences urinaires et fécales.

« On s'appuyait sur des avis d'experts, explique le Dr Henri Cohen, chef de service du ­département mère-enfant de l'institut mutualiste Montsouris, et il n'était pas question de laisser un périnée se déchirer. » Les experts pensaient qu'un ­périnée incisé de main de maître valait mieux qu'une déchirure, plus délicate à recoudre. Depuis, des études ont montré qu'une déchirure bien traitée cicatrise mieux.

Plus d'intervention systématique
En novembre, le Collège natio­nal des gynécologues et obsté­triciens français a rassemblé dans de nouvelles Recommandations pour la pratique clinique de ­l'épisiotomie les conclusions des études existantes : l'épisiotomie ne doit plus être envisagée systématiquement pour un premier enfant ou un gros bébé, ni si l'enfant se présente par le siège ou de face, ni même si le périnée semble sur le point de se rompre au moment de l'expulsion.
Dans ce dernier cas, si l'accoucheur s'empêche d'intervenir, la chance de préserver le périnée est multiplié par trois sans augmenter le risque de déchirure grave. Quand l'enfant est prématuré ou très petit, et même s'il présente un rythme cardiaque « non rassurant », l'épisiotomie ne s'impose pas. Mais alors  ? Tissus périnéaux très durs, périnée très court sont les seules indications systématiques que citent les maternités qui cherchent à limiter l'intervention.

Respecter le désir de la mère
« C'est l'accouchement qui doit être réfléchi autrement, insiste Blandine Poitel, mère de trois enfants et initiatrice d'un site* : accoucher sur le dos expose le périnée, une péridurale mal gérée empêche la femme de pousser efficacement... Aux Pays-Bas et en Suède, on fait moins de 10 % d'épisiotomies. »
Les femmes ont surtout l'impression de ne pas être entendues. « J'avais bien prévenu que je ne voulais pas d'épisiotomie, mais non, j'ai eu droit aussi à l'annonce après coup, dénonce Dorothée Guyot, maman d'un garçon de huit mois. La prochaine fois je demanderai à la maternité de s'engager par écrit. »


3/03/2006

par Pascale Pisani


*www.episiotomie.info

Autres sites à voir :
www.fraternet.org/naissance/CIANE/
www.cngof.asso.fr

A SAVOIR

Les maternités doivent donner leur taux d'épisiotomies.

Les séances de préparation aident à assouplir le périnée.

Se mettre sur le côté ou accroupie pendant la deuxième phase du travail réduit le recours à l'épisiotomie.

En cas de bride ou d'induration, la cicatrice peut être reprise.

Une épisiotomie bien cicatrisée peut aussi faire souffrir.

......

Source : http://www.who.int/reproductive-health/publications/French_MSM_96_24/MSM_96_24_chapter4.fr.html

Source : http://afar.naissance.asso.fr//episiotomie.htm

http://www.mamanpourlavie.com/fr/editoriaux/statique/editoriaux_1007.html

# Posted on Thursday, 16 August 2007 at 5:56 AM

Edited on Thursday, 16 August 2007 at 1:03 PM

Récit de naissance d'Ellinor

Récit de naissance d'Ellinor
" Bonjour à toutes,

Je ne viens pas d'accoucher puisque ça date du mois de novembre 2006 mais je me sens bien ici et j'avoue j'ai besoin de partager ce moment formidable mais que je souhaite différent pour mon deuxième enfant (pas encore en route).

A près Plus de 40 SA d'une grossesse sans soucis, je commençais vraiment à m'impatienter. Puis un mercredi, en allant me coucher, ma culotte était fort mouillée mais ça ne me semblait pas être de l'urine, du coup le lendemain matin, rebelote donc je téléphone à la maternité pour savoir ce que je dois faire. La sage-femme me dit de venir à la maternité sans trop traîner car ça pourrait être une fissure.
En fin de matinée, nous voila donc mon loulou et moi à la mat qui
se trouve quand même à 45 min de chez nous. On me fait le test pour voir si c'est du liquide amniotique mais le test n'est ni positif, ni négatif, on recommence et le résultat est le même. Là-dessus, monito pendant pas mal de temps. Tout OK mais bon allez faire un petit tour et on refait un monito pour voir si tout va bien. Re-monito donc et tout est toujours ok.

Comme on soupçonne toujours la fissure, on m'annonce qu'on me garde et que dés le lendemain, on commence le déclenchement pour éviter tout risque d'infection.

Je passe donc cette première nuit à l'hôpital seule, n'ayant aucune contractions, loulou préfère prendre encore des forces avec une bonne nuit de sommeil. Le lendemain matin après le monito, on commence le déclenchement au gel. J'ai commencé à avoir des contractions mais pas vraiment régulières et le col ne bougeait pas, après-midi, re-gel, monito, TV, contractions un peu douloureuses mais le col qui ne bouge toujours pas. Je prends un bain, monito,
etc. et le soir toujours pas de mouvement au niveau du col, toujours de contactions mais on me renvoie dans ma chambre avec du "on verra bien demain".

Heureusement loulou reste et la SF avec qui j'avais fait ma prépa est là. Elle me donne de l'homéo pour m'aider à me détendre et me réconforte car là j'ai vraiment le moral à plat.
Samedi matin, monito, puis on me met une perf pour déclencher.

On commence à 15ml/heure et on me dit que c'est plus fort que le gel donc ça devrait aller.
Quelques monito plus tard et TV, j'ai des contractions régulières que je ne sens
pas et le col n'a toujours pas bougé. Tout le monde dans le service commence à rire en se demandant si je vais un jour accoucher. On augmente petit à petit la dose, heureusement le monito est portatif et je peux aller jusque dans la salle d'attente faire un peu papote avec la famille qui est arrivée de Belgique (je vous rassure, il ne comptaient pas rester).
Ca aide un peu de se divertir mais à 17 heures, j'en suis à 50ml /heure, je contracte toutes les minutes mais je ne sens rien et le col n'a toujours pas bougé.

Là je suis à bout. Il faut que j'accouche, je n'en peux plus. Alors comme de toute façon à cause du soupçon de fissure, une césarienne est programmée, la sage-femme me propose de rompre la poche des eaux et de voir ce qui se passe. Là, j'ai enfin senti l'effet des quantités de produit que j'avais dans le sang.

Les contractions sont directement super violentes, au début ça va encore mais rapidement j'ai tellement mal que je vomis, je gère plus ou moins en faisant des sons graves pour bien respirer mais j'ai trop mal. On me demande si je veux la péri et oui, je ne suis pas capable à ce moment de gérer la douleur.

L'anesthésiste est là ça va très vite et je suis soulagée. Deux heures plus tard, je suis à 10 cm et j'ai très envie de pousser. Tout se met en route et on commence à pousser.

Au bout d'un certain temps, le bébé remonte entre les poussées, du coup une autre sage-femme et une aide soignantes se sont mises sur des tabourets et m'ont aidé en poussant sur mon ventre pour maintenir le bébé. Au début j'ai bien paniqué mais elles m'ont vite rassuré et mon bébé est arrivé à 1H16 la nuit du samedi au dimanche.

Je l'ai gardée sur moi, heureusement pendant la délivrance car ça n'a pas été tout seul non plus. Il a fallu retourner chercher ce qui manquait.

Heureusement le personnel cette nuit-là était charmant.

La naissance de ma fille reste dans ma mémoire quelque chose de magique mais je reste persuadée que pour mon prochain bébé j'aimerais qu'il choisisse le moment de sa venue au monde et qu'on ne s'acharne pas à le faire naître à son insu.

Voila, je suis désolée d'avoir été si longue mais c'est la première fois que je mets par écrit le récit de naissance d'Ellinor. Je sens que j'ai besoin de partager mon expérience.

Merci de m'avoir lue. "


************

Merci à toi pour ce récit Odile !

# Posted on Friday, 17 August 2007 at 6:52 AM

Edited on Saturday, 18 August 2007 at 4:38 AM

Naissance à domicile d'Emilio

Naissance à domicile d'Emilio



Emilio est né le jour de mes 31 ans ! Il nous a surpris, 9 jours avant la DPA. Mais ce n'est pas sa première blague : il y a déjà eu le faux négatif du test de grossesse, le « siège » à 31, puis à 34 sa... Je pense qu'il aime surprendre... ou qu'il est très indépendant !

Ce jour là, je me suis réveillée à
5h du matin, avec une contraction différente... j'ai pas su me rendormir, d'autres ont suivi.... je me suis dite... "c'est peut être pour aujourd'hui!". Au bout de quelques ctrns j'ai décidé de minuter : 7' d'intervalle, mais seulement 20'' ou 30'' de durée. J'hésitais, mais quelque chose me disait que c'était plutôt bien parti. A 6h30, j'ai eu une envie folle de cake (exactement comme pour ma première fille !) direction la cuisine... mais, quel bordel !!! j'ai tout nettoyé... puis, j'ai continué dans le salon, et dans la sdb. En se réveillant, à 7h30, mon mari avait du mal à croire que j'étais en travail... (il a presque fallu que le lui interdisse d'aller au boulot)

Vers 9h, un petit coup de fil à L, la sage-femme. Nous avons convenu que je la rappelle si
les contractions étaient à 5' ou si j perdais les eaux.

Mon mari a déposé notre grande à la crèche. J'ai profité pour me reposer, mais pas moyen : toutes
les 5', un nouveau coup de fil pour me souhaiter bon anniversaire...

Nous sommes sortis faire des courses. Il fallait acheter le tuyau d'arrosage pour
remplir la piscine qui attendait dans le bureau, déjà gonflée depuis quelques jours. Nous sommes partis à pied. Dans les magasins, je me disais « si ces gens savaient que je suis en début de travail... j'aimerais voir leurs têtes ! », mais on a continué tranquillement. Débout, en bougeant, je ne sentais même pas les contractions... j'avais même l'impression qu'elle devenaient plus espacées. Je me suis même dite à un moment « zut ! j'ai fait rester mon homme pour rien ! ». Vers midi, nous sommes rentrés à la maison. Puis papa est allé chercher notre petite première à la crèche et lorsqu'ils sont rentrés j'ai fait une mini-sieste avec elle. Pendant tout ce temps, les contractions semblaient s'espacer et ne faisaient pas mal du tout.

14h30 coup de fil de L. J'a
i expliqué où j'en étais et elle m'a dit que cette « pause » était normale. Ça arrive, parfois, quand il y a des enfants à la maison. Elle pensait qu'il était probable que le travail reprenne le soir, dès que Flora serait endormie. J'ai été mi-déçue, mi-soulagée. Au fait, ce qui allait se passer était tout à fait contraire à ces pronostics (tiens ! Emilio qui faisait des siennes, à nouveau ?!)

A 16h00, ma fille s'est réveillée de sa sieste, nous avons a goû
té, nous avons un peu joué et puis j'ai eu envie de m'allonger. J'étais plongé dans le Da Vinci Code, quand deux contractions plus fortes m'ont obligé à m'arrêter. Puis, avec la troisième, splatch! J'avais perdu les eaux sur notre lit. Je me rappelle avoir crié « Lio, j'ai perdu les eaux ! » Et il est arrivé en courant, avec un essuie (qui n'a pas servi à grande chose, puisque le pantalon et le cousin d'allaitement ont tout absorbé !) J'ai regardé : elles étaient claires , alors j'ai appelle la s-f et la marraine de ma fille.

J'ai décidé de terminer de préparer les affaires d'Emilio donc j'ai filé dans la c
hambre des enfants. Flora trouvait ça génial de plier et de ranger ces vêtements de « grande poupée », mais elle a trouvé encore plus drôle d'imiter maman pendant les contractions : a 4 pattes, par terre, en criant... chaque contraction finissait par une rigolade. Le pied !

La marraine et L. sont arrivées
presque en même temps et m'ont trouvé déjà couchée, en train de gérer les contractions de + en + fortes... mon homme me massait avec des HE (accouchement harmonieux), j'avais froid.

17h30 toucher vaginal (le premier que ma s-f a fait depuis le début de ma grossesse ) : 5cm ou plus et le col mi-effacé et t
ellement mou qu'elle n'arrivait pas à bien estimer la dilatation. Génial !!! un peu plus que 5cm et si peu de douleur !!! Mais bon, une fois la sf arrivé, les choses sont devenues sérieuses. J'ai tout de suite commencé à gémir et ne plus vouloir rester couchée. La position qui me convenait le mieux était à genoux, les jambes écartées et le torse vers l'avant (c'est bizarre, car je me « voyais » à 4 pattes, dans ma tête... mais, en réalité j'étais très verticale)

Mon homme terminait de remplir la piscine et vers 18h00 L. a fait un nouveau TV : 7cm!!!! J'arri
vais pas le croire ! ça allait vraiment vite. A 18h15, je suis rentrée dans l'eau, je criais déjà comme une malade à chaque contraction. Ma fille venait de temps en temps voir comment ça allait. C'était trop mignon, elle me caressait les joues et me disait « maman aïe ! aïe ! c'est bébé, hein ? » et je répondais comme je pouvais, en lui disant que ça allait mais que je devais crier pour faire sortir le bébé. Elle ne se montrait pas du tout inquiète, elle papotait avec L. et elle avait le visage plein de chocolat. Au fait, c'était un peu la fête, pour elle : sa marraine était vraiment géniale. Calme, rassurante et très à l'écoute de ses besoins!

Après quelque
s minutes dans l'eau, les contractions semblaient devenir plus courtes, ou en tout cas, plus espacées. L'eau m'enlevait du poids, me relaxait, m'aidait a changer de position... c'était vraiment bien. Je flottais entre les contractions, en me relaxant complètement et dès que je sentais l'arrivée d'une nouvelle, je me mettais de nouveau à genoux, et j'appuyais sur le fonds de la piscine. Pour cette raison, au bout d'un moment, j'avais mal aux bras (le lendemain j'avais les bras un peu endoloris). Mon mari dit qu'il avait l'impression que je voulais ouvrir mes hanches en adoptant cette position... c'est possible... mais de toutes façons, c'était plus facile dans l'eau...

K, la 2e s-f est arrivée à un moment X (j'étais déjà partie loin dans la « planète accouchem
ent »). Je sais seulement qu'à un certain moment j'ai vu deux visages à côté de la piscine. Leurs yeux m'ont semblé si calmes, si doux... avec le recul, je me rends compte que c'était vraiment important le fait qu'elles restaient souvent assises ou accroupies près de moi. Le fait d'avoir leurs visages et leurs voix à ma hauteur me semblait très apaisant.

Mon mari ne restait plus tout le temps à mes côtés. Il s'occupait de maintenir l'eau à une bonne tempér
ature, de faire à manger, d'apporter les choses dont les s-f avaient besoin, etc... Je n'avais pas besoin de sa présence, je pense que le savoir près, mais pas à côté, suffisait pour moi à ce moment. En effet, je me cachais. Je me dirigeais vers les coins de la piscine qui étaient tout près du mur, du coin de la pièce, j'évitais les regards et les conversations et bruits me dérangeaient. Je devenais impatiente, rebelle. Je trouvais que ça devenait trop long. J'ai posé la question à L. « pourquoi ça prend si longtemps ? » et elle m'a dit qu'au contraire, ça allait très vite ! Selon elle, les contractions devenaient plus espacées car la dilatation avait été très rapide jusqu'à ce moment-là et que ça ralentissait pour nous laisser la possibilité, au BB et à moi, de récupérer.

J'étais de très mauvaise humeur.
Je me rappelle que des pensées « violentes » me prenaient par assaut « plus jamais un accouchement ! », « qu'est-ce que je fous ici ? je veux la péridurale ! », c'est pas normale d'avoir si mal, quelque chose ne va pas ! ». En réalité, je me battais encore contre la douleur, je voulais fuir, je cherchais à l'éviter comme je pouvais... J'ai mis mes doigts et j'ai cherché mon col, pour voir où j'en étais. L m'a encouragé. Là j'ai senti le col, mou et gélatineux et, un peu plus en arrière, la tête et les cheveux de mon petit ! ça m'a boosté ! Les dernières barrières se sont effondrées, je crois. J'ai pus, enfin, entrer dans la douleur, je l'ai laissé passer à travers moi et j'ai arrêté de la combattre.

L a commencé à contrôler le c½ur du BB entre chaque co
ntraction à ce moment-là. A chaque fois, j'entendais son « bien » et je repartais vers l'autre côté de la piscine.

Vers 19h, j'ai commencé à gémir et à pousser. L a fait un nouveau toucher : 9cm mais avec un rebord de col. L l'a massé. J'ai hurlé comme
un animal blessé à ce moment-là et j'ai du rester immobile pendant quelques instants, flottant dans l'eau. J'ai eu envie de pleurer... mais, à la prochaine contraction, j'ai senti la poussée très nettement. Emilio descendait. Mais moi, j'étais vidée, je n'avais plus d'énergie... tout d'un coup j'ai perdu de nouveau confiance... Je me demandais quoi faire, je cherchais. L a remarqué que je n'étais plus à l'aise et m'a demandé si je sentais mon BB, j'ai mis mes doigts de nouveau et j'ai dit « non, je ne le sens plus ! »

Là, c'est devenu évident pour moi « je dois sortir de l'eau ! » J'avais peur d'avoir une contraction debout. Mais finalement je suis sortie. L et K m'ont couvert avec un essuie et je suis allée sur notre lit. Deux ou trois contractions se
sont passées, où je me mettais à genoux, ou avec la tête calée entre les oreillers. L'air frais m'a fait du bien ! L m'a demandé quelque chose et je lui ai dit « je suis déconnectée de mon bébé » et en effet, j'avais l'impression qu'en changeant d'élément, j'avais perdu mes repères. J'ai du me re-habituer aux nouvelles sensations.

Après ces premières co
ntractions sur la « terre ferme » -pendant lesquelles je poussais volontairement et sans sentir vraiment vers où je devais conduire l'énergie-, j'ai pris un moment pour demander à mon fils« tu es où ? je te sens où ? » et à ce moment-là, j'ai pu vraiment le sentir de nouveau... je me demande d'ailleurs s'il n'a pas bougé pour m'aider à le situer... Après ça, la poussée est devenue sérieuse ! Jusqu'à ce moment-là, j'étais à genoux. En sentant (pour la première fois !) le réflexe de poussée, je me suis jetée vers l'avant et je suis atterri à 4 pattes. La douleur s'est effacée derrière cette magnifique force et Emilio a commencé à descendre, peu à peu. Lorsque la tête commençait à sortir, mon mari est venu et je l'ai entendu dire « on voit déjà sa tête ! » ça m'a surpris, je n'avais pas l'impression qu'il était si loin dehors.
J'entendais L souffler. J'ai compris qu'elle voulait que je l'imite, que je pous
se moins fort... Mais je ne contrôlais plus rien ! J'ai seulement senti la tête rester immobile pendant un instant, avec son lot de sensations de brûlure, de tension et de soulagement, puis elle est sortie complètement. La contraction s'est, enfin, arrêtée. « c'est bon, j'y suis presque » je pensais. La contraction qui a suivi, m'a semblé si longue, mais j'avais toute la force du monde à ce moment-là... et puis, la douleur ne prenait pas toute la place ! Il y avait plein d'autres sensations.

Comme ça, a
u bout de 4 ou 5 poussées, Emilio est sorti, tout chaud, tout long. L l'a rapproché et je l'ai pris dans mes bras « mon fils, mon petit ! » j'ai dit... mon mari a essayé de filmer cet instant, mais il n'y avait pas assez de lumière, on n'entend que ma voix... c'est une voix tellement pleine d'émotion, comme si j'allais pleurer. On dirait une plainte. Une plainte pleine de tendresse et d'amour.

Je l'ai gardé contre moi, lui ai massé la poitrine car il avait du mal a respirer... et là, il a hurlé. Quelle
force !!! quels pleurs ! Il a crié longtemps, pleuré longtemps et avec une telle force...

Je me suis blottie sur les oreillers. Les s-f nous ont tout de suite enveloppés de draps tièdes. Ma fille est arrivé voir son frère, accompagnée de sa marraine. El
le s'est installée calmement à côté de nous dans le lit, pour découvrir le petit trésor.

Les moments qui ont suivi se mélange
nt dans ma tête. Je n'avais plus vraiment ne notion du temps, ni de ce qui se passait autour de moi. Mon bébé prenait toute la place. Je n'avais des yeux que pour son regard.

L vérifiait le cordon, elle était impressionnée par sa longueur, et on l'a coupé dès qu'il s'est arrêté de battre (je ne me rappelle plus qui l'a coupé, je
crois que mon mari). Le placenta est sorti avec une bonne poussée, dés que Emilio a tetouillé un peu. Il attend, surgelé, qu'on lui trouve une place pour l'enterrer. Flora observait tout ça avec attention mais sans dégoût ni peur. Peut être, pour cette raison, K a dit « c'est une vraie petite sage-femme ! » J'ai trouvé ça trop mignon... Et oui, ça me plairait que ma fille devienne sage-femme plus tard !

Je n'ai pas eu de points de suture... juste une petite déchirure au niveau du périnée. Je ne l'ai même pas sentie et elle s'est refermée au bout de tro
is jours.

Après, ma mère est arrivée, accompagnée de mes s½urs. Juste à temps pour la pesée : 3,920k
g et 53cm ! Un vrai athlète cet Emilio !

Ma mère m'a accompagnée à prendre une douche. Emilio est resté, peau-à-peau avec son père. Après, une petite f
ête s'est improvisée au salon... le temps de boire une coupe de champagne... le champagne qui était réservé pour fêter mon anniversaire !!! Mais, moi, je n'y ai pas goûté. Je suis restée dans ma chambre, déjà saoule d'Emilio, de ses petit mouvements et de ses petits bruits se souriceau.

Nous-nous sommes endormis vers 3h00. Le lendemain, Emilio nous a réveillé tout en douceur. Il avait faim !

Voilà ! C'est comme ça qu'une nouvelle famille est née, chez nous, le jour de mon anniversaire ! Quel cadeau !


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En effet, quel cadeau ma belle !! Magnifique ce récit Paola... un grand merci d'avoir bien voulu le partager avec moi et de m'avoir donné la permission de le mettre sur mon blog !
Bisous
Karo



Photo: http://pregnancy.about.com/od/newbornbabies/ig/Newborn-Photo-Gallery/index.htm

# Posted on Monday, 20 August 2007 at 10:06 AM

Edited on Monday, 20 August 2007 at 10:40 AM