SI VOUS aimez des PHOTOS ou des TEXTES de mon blog......

SI VOUS aimez des PHOTOS ou des TEXTES de mon blog......
Tout d'abord MERCI de me le DEMANDER AVANT de les prendre - ça fait bizarre de retrouver la photo de son ventre enceint sur un autre blog :-S c'est DESAGREABLE !!! C'est logique non ???

Laissons à César, ce qui appartient à César !!!!!!!!!!!

Veuillez également indiquer la SOURCE d'où vous avez prise la photo : le lien du blog !!!

C'est la moindre des choses je trouve ! Merci de votre compréhension.......

Karo

# Posté le mardi 07 août 2007 08:27

Modifié le mardi 07 août 2007 17:38

Qu'est-ce qu'un PROJET DE NAISSANCE ?

Qu'est-ce qu'un PROJET DE NAISSANCE ?
Non, ce n'est pas la liste de tous les vêtements et accessoires que vous voulez acheter ou recevoir pour la naissance de votre bébé... ;-)

Ni un devis pour votre accouchement à la maternité où vous voulez vous inscrire....

Jamais entendu parler d'un "projet de naissance" ?

Et bien en fait, beaucoup ne savent pas.

Selon moi il peut s'avérer très UTILE le jour J !!!

Il est donc très rare qu'à la "préparation" (je mets le mot entre " " car pour moi ça n'en est pas vraiment une.... mais plutôt une information du protocole de la maison auquel on vous demande de vous plier, dès votre "prise en charge") à l'accouchement organisé par la maternité où vous vous êtes inscrite...

Un projet de naissance, c'est donc un document que rédigent les futurs parents et qui concerne les différentes étapes de l'accouchement physiologique ou médicalisé (travail, naissance, soins au bébé, soins à la mère, délivrance du placenta, allaitement, présence d'autres personnes, accueil du bébé, personnalisation de l'événement...) et peut comporter également un volet en cas d'imprévus (transfert, césarienne...).

Il s'adresse à tous les intervenants pour le bien-être de la mère, de l'enfant, et de la famille. La femme a le droit d'être informée et de participer à la prise de décision des interventions faites sur elle ou sur son enfant.

Ce sont toutes les choses que les futures parents DESIRENT ou REFUSENT (malheureusement, il faut souvent utiliser ce mot dans son projet afin de voir son désir réalisé... car 'demander' n'est pas tellement respecté en fin de compte).

Le projet de naissance est basé tout d'abord sur l'idéologie, la philosofie des futures parents face à la naissance, il n'y aura donc jamais 2 projets identiques, vu que chaque couple a SA vision du déroulement de la naissance, ses CONVICTIONS et ses CHOIX par rapport à celle-ci.

En le rédigeant, on interpelle les soignants, on leur fait comprendre que l'on est CONSCIENT du déroulement d'un accouchement (donc bien le contraire de futurs parents qui se laissent complètement "prendre en charge" par le personnel médical sans plus se poser de question), on leur rappelle qu'il s'agit de s'approprier son accouchement et de ne pas le SUBIR, que l'on veut toujours être tenu INFORME des choix et des raisons pour telle ou telle intervention, toujours pouvoir peser le pour et le contre avant qu'elle ne soit réalisée et pas apprendre par la suite qu'elle aurait pu être évitée... Bref, le DROIT DU PATIENT (même si la grossesse n'est pas une maladie... et un accouchement, NORMALEMENT, un événement tout à fait NATUREL...).

Une fois le projet rédigé, il est important d'en parler avec la personne qui fait le suivi pré-natal, qui nous accompagnera pendant l'accouchement; de le lui faire lire, d'en discuter point par point et de le mettre dans le DOSSIER médical afin que le jour J, tout le personnel soit au courant - il ne faut néanmoins pas hésiter à RAPPELER au moment M son contenu car dans le feu de l'action, il pourrait ne pas être pris en compte...

Je vous mets ci-dessous en exemple (je vous permets de le reproduire et le modifier pour votre accouchement) de notre projet, rédigé en vue de la naissance de notre 1er bébé.


~~~ ~~~ ~~~

Projet de naissance


Afin de pouvoir pleinement et consciemment vivre la naissance de notre deuxième enfant, nous souhaiterions vous faire part de notre «projet de naissance» personnalisé.

Nous voulons que cet événement exceptionnel se déroule le plus naturellement possible, dans une atmosphère chaleureuse et surtout de manière responsable.

S. T., le père, désire être aux côtés de la maman avant, pendant et après l'accouchement. Merci de ne l'inviter à sortir à aucun moment et pour aucune raison, quelle que soit la façon dont se déroule l'accouchement. Si l'état de santé ne permet pas à la maman d'accueillir son bébé, nous désirons que se soit son père qui entre en premier en contact avec lui.

La maman, K. G.: je souhaite être accompagnée par le père de l'enfant (à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit) ainsi que par ... , notre Sage-Femme, durant toute la durée de mon séjour.

Lors de l'admission: je ne souhaite pas de lavage du rectum, ni de rasage du périnée, ainsi qu'aucune perfusion intraveineuse.

Pendant le travail, je marche et me déplace quand et où je le souhaite. Je porte mes propres vêtements.
Pourriez-vous m'indiquer les limites géographiques qui me sont autorisées dans le service?

Si un suivi par monitoring cardiographique s'avère nécessaire, je souhaite que l'on place le capteur cardiographique et que l'on le maintienne à la main, durant un quart d'heure toutes les heures, en travail actif.

Je souhaite garder mes propres vêtements ainsi que boire et manger si j'en ressens l'envie.

Dans tous les cas, nous ne donnons pas notre consentement pour l'accélération ou le ralentissement du processus physiologique par intervention médicale, soit:

- l'administration de diverses substances médicamenteuses (ocytocines, gel prostaglandine, pitocines, tablettes cytotec, etc.)

- l'amniotomie

Nous préférons opter pour les moyens naturels tels que la marche, les rapports sexuels, la stimulation des mamelons, etc. ou à l'utilisation de remèdes homéopathiques, huiles essentielles, Fleurs de Bach, etc.

Je ne souhaite pas de touchers vaginaux, sauf en cas de problème ou si le travail perdure anormalement, et seulement par notre Sage-Femme en première intention.

Gestion de la douleur/ anesthésie

Je refuse l'anesthésie péridurale afin de pouvoir rester tout le temps mobile et accompagner mon bébé tout au long de sa naissance; je demande à ce que l'on ne me reproche pas de crier, de gémir, d'exprimer ma douleur.

Pendant l'accouchement, tout comme pendant le travail, je veux pouvoir prendre les positions que je trouverai instinctivement les plus adaptées: debout, en appui sur mon compagnon, assise, accroupie, à quatre pattes, les genoux dans les mains, etc.

Il en va de même quant au choix du lieu de la naissance: dans l'eau, sur le lit, le sol, etc.

Nous souhaitons que l'accouchement se déroule sans aucune restriction dans le temps (mesure de dilatation par heure, par ex. «1 cm/ heure»), dans une ambiance intime (en l'unique présence du père et de notre Sage-Femme), avec lumières tamisées et le moins de bruit possible.

En l'absence de souffrance f½tale aiguë, nous souhaitons que l'on laisse se dérouler le processus naturel de la naissance.
Nous demandons à être consultés avant de pratiquer toute intervention (forceps, ventouses).

Si la présentation du bébé se fait par le siège, je souhaite m'écarter le moins possible du modèle physiologique en privilégiant plutôt le réflexe d'éjection que la césarienne systématique.

Nous demandons à ce que le cordon soit coupé ou pincé seulement après qu'il ait cessé sa pulsation. Nous voulons découvrir le sexe de notre enfant par nous-mêmes.

Périnée/ épisiotomie

Je refuse l'épisiotomie. En cas de déchirure superficielle (1er degré), je préfère cicatriser naturellement et donc en aucun cas être recousue.

Soins du bébé

Plutôt que de donner un bain au bébé à peine né, nous souhaitons que l'on lui laisse la protection naturelle du vernix, quitte à l'essuyer simplement, à sec ou avec une éponge. Auprès de notre bébé, nous souhaitons que ne soient pas pratiqués (sauf en cas de réelle détresse):
- l'aspiration oro-pharingienne (sauf s'il y a beaucoup de glaires),
– l'administration d'un collyre dans les yeux, je lui mettrai quelques gouttes de mon colostrum,
– d'un anti-hémorragique en intramusculaire,
– les manipulations physiques visant au diagnostic d'éventuels anomalies qui pourront être réalisées les jours suivant la naissance;
– l'administration de biberon d'eau, d'eau sucrée, de lait en poudre/ artificiel, de sucette, etc.
– la réalisation de prise de sang (nous sommes d'accord pour la réaliser le 5ème jour suivant la naissance afin de permettre la recherche d'infections importantes éventuelles),
– l'administration de vitamine K en intra-musculaire, mais par voie orale (sur la langue)
– ni tout autre substance (médicament, nourriture, vaccin) sans notre accord au préalable.

L'examen et la pesée peuvent attendre quelques heures et nous souhaitons qu'ils se fassent en notre contact.

Si l'on doit réchauffer le bébé, nous aimerions que ceci soit fait sur le ventre de la mère et non pas en couveuse.

Lors de la délivrance: je souhaiterais que le placenta soit expulsé naturellement, sans que l'on appuie sur mon ventre, tire sur le cordon pour le faire sortir ou injecte quelconques hormones synthétiques, quelle que soit la durée entre la naissance et la délivrance (et pas « en 1 heure maximum» comme selon beaucoup de protocoles).
Nous désirons récupérer le placenta.

Post-Partum: je souhaite garder mon bébé dans notre chambre 24h sur 24h afin que l'allaitement puisse être conduit à la demande et aucun cas en être séparée.

Si mon état de santé ne me permet pas d'allaiter mon bébé tout de suite après sa venue, je devrai pouvoir tirer mon lait à l'aide d'un tire-lait dès que possible et régulièrement. Si l'enfant ne peut téter, il doit bénéficier de mon lait maternel et d'aucune autre substance, qui lui sera administré sans l'usage d'une tétine afin de ne pas contrarier son réflexe de succion au sein.

Si après la naissance, j'ai faim ou soif, je souhaiterais pouvoir manger et boire, quelle que soit l'heure ou la règle "normale" dans la maternité.

En cas de pathologie et d'urgence

Nous reconnaissons que des circonstances puissent arriver où les connaissances de l'équipe médicale soient d'une importance vitale.

Avant toute intervention, nous souhaiterions être informés, au mieux, de l'anomalie, des avantages et des inconvénients à court, moyen et long terme des thérapeutiques que vous nous proposerez.

En cas d'extrême urgence, nous demandons à rester des interlocuteurs. Dans toutes les circonstances et dans la mesure du possible, nous souhaiterions que vous teniez compte de nos souhaits évoqués ci avant.

Nous désirons que toutes les mesures soient prises pour que la mère et le bébé ne soient pas séparés. Si l'enfant doit être transféré dans un autre établissement, nous souhaitons que la mère puisse le suivre.

Si des soins urgents au bébé sont indispensables, nous souhaitons qu'ils soient faits en contact avec sa mère ou son père, avec commentaires et que notre Sage-Femme soit toujours présente.

Si l'état de santé de la mère ne lui permet pas d'être avec son bébé, c'est le père qui prendra en charge les soins du bébé.

La césarienne: si la césarienne devient une absolue nécessité, je souhaite avoir la possibilité d'assister à la naissance, grâce à une anesthésie régionale, avec le papa à mes côtés.

Nous demandons à ce que tout au long de l'opération, toutes les interventions soient commentées et que je puisse voir et toucher le bébé et que l'on ne m'attache pas ma main non perfusée.

Nous souhaitons que le champ opératoire soit baissé à la fin de l'intervention (et que le drap de séparation soit placé le plus bas possible sous mes seins) afin que nous puissions prendre contact avec notre bébé dans des circonstances semblables à celle d'un accouchement par voie basse.

Décès périnatal

Dans le cas où cette naissance devenait l'accueil de notre enfant mort, nous souhaiterions qu'il soit déposé contre la maman, que nous soyons laissés seuls et que nous puissions lui donner son bain nous-mêmes et l'habiller dans ses propres vêtements.


Nous vous remettons cette lettre bien avant la naissance de notre enfant afin que nous puissions en discuter ensemble, globalement et point par point.

Nous vous demandons d'être sincères dans vos réponses et promesses.

Nous vous demandons aussi de bien vouloir insérer ce projet avec tous les commentaires issus de nos conversations dans notre dossier, afin que tout intervenant puisse en prendre connaissance, et en tenir compte.

Fait à: Le:




La mère et le père:



~~~ ~~~ ~~~

Voilà, j'espère qu'il pourra vous aider à vous inspirer pour le vôtre, si vous décidez d'en rédiger un.

En général, face à un projet de naissance, le personnel réagit bien et est même satisfait d'accompagner des personnes informées et qui prennent leur responsabilité de futurs parents.
Il arrive aussi que des maternités (il y en a de plus en plus mais pas toutes) proposent un projet de naissance 'type' à tous les futures parents.
Cependant, d'autres peuvent y réagir violemment parfois en rétorquant que vous êtes "trop exigeants", "inconscients" etc. On peut aussi vous reprocher de ne pas faire confiance en les connaissances médicales du gynécologue/ sage-femme, etc. (ce qui arrive souvent c'est que le personnel médical se sent blessé dans son ego... ou contrarié parce que vous "savez" ce qu'il a décidé de ne pas vous dire... car "plus facile" pour le suivi du protocole). Ou vous répondre : "c'est comme ça ici, pas autrement, si ça ne vous plaît pas tant pis"... au moins vous le saurez avant et pas après... vous aurez le temps de chercher un autre endroit pour accoucher !

D'ailleurs, je voudrais encore ajouter la chose suivante: quand vous irez visiter une maternité (si vous ne décidez pas d'accoucher en maison de naissance ou chez vous à la maison, accompagnés par des sages-femmes libérales), posez toujours un MAXIMUM de QUESTIONS au personnel, au gynécologue ou sages-femmes y travaillant: IL N'Y A PAS DE BÊTE QUESTION !!!

Pour vous faire une idée de l'endroit et SAVOIR si la maternité vous convient, les questions que je préconise sont les suivantes :



Avant l'accouchement

- Va-t-on respecter mon choix, si je ne souhaite pas connaître le sexe de mon bébé ? Pas d'allusions, pas d'humour ou de phrases du style "moi, je l'ai vu", "votre descendance est bien assurée", "les organes génitaux sont bien à leur place".

- Lors des échographies, le médecin prendra-t-il le temps de m'expliquer ce qu'il observe ? Peut-il éviter les longs silences, parfois si angoissants ?

- Dans quelles circonstances déclenchez-vous les accouchements ? Le déclenchement d'un accouchement n'est pas un acte anodin (voir fiche), et la durée naturelle d'une grossesse variable (petite anecdote : en France, on calcule qu'une grossesse dure 41 semaines, contre 40 en Belgique).

Pendant le travail

- Pendant le travail, pourrai-je marcher, adopter les positions de mon choix, propices au bon déroulement naturel du travail ?

- Pendant le travail, pourrai-je prendre un bain ?

- La pose systématique d'une perfusion (voie d'entrée, glucose,...) peut-elle être évitée ?

- Me consulterez-vous avant d'injecter des hormones artificielles pour accélérer le travail ?

- Pourrait-on écouter le coeur du bébé de façon intermittente, et ne pas avoir un monitoring en continu ?

- Puis-je manger et boire pendant le travail si j'en éprouve le besoin ?
- Puis-je refuser que l'on me fasse un lavement ?
- Puis-je refuser d'être rasée ?
- Puis-je garder mes propres vêtements ?
- Si je choisis de ne pas faire d'anesthésie péridurale, pourrai-je crier, gémir, exprimer ma douleur sans que l'on me fasse de reproches ? J'aimerais recevoir des encouragements et des marques de soutien qui me conforteront dans mon choix. Un petit massage, par exemple...

Pendant l'accouchement

- Pourrait-on accueillir mon bébé dans la pénombre et les chuchotements plutôt que dans la lumière vive et les voix fortes ?

- Puis-je demander qu'un minimum de personnes soit présentes dans la pièce et que la porte de celle-ci soit fermée ?
- Puis-je accoucher dans la position qui me semblera la plus adaptée, au moment même (par exemple, le dossier de la table redressé, les genoux dans les mains) ?

- Me donnera-t-on le choix des positions à adopter ? Puis-je refuser d'utiliser les "étriers" si je trouve cela inconfortable ?

- A dilatation complète et en l'absence de péridurale, va-ton m'imposer de "pousser" ou me presser à le faire ? Puis-je attendre si je n'en ressens pas le besoin à ce moment-là ? Bien sûr, j'apprécie les conseils, pour la respiration, pour éviter une déchirure. Je suis parfaitement capable de sentir le meilleur moment pour la poussée.

- Pratiquez-vous systématiquement l'épisiotomie (quel est le pourcentage de la pratique dans votre établissement?) ? Pourriez-vous faire tout ce qui est possible pour m'éviter cette coupure dans le périnée, quitte à ce que je subisse une petite éraillure ?

- En l'absence de souffrance f½tale aigue, pourra-t-on laisser se dérouler le processus naturel de l'enfantement ? Pourrait-on nous consulter avant de pratiquer toute intervention (forceps, ventouses), afin de nous en expliquer le pour et le contre ?

- Pourrait-on attendre pour couper le cordon ombilical qu'il ait cessé de battre ?

- Pourrais-je voir le placenta ? Eventuellement, est-ce que le Papa pourrait emporter le placenta à la maison, pour l'enterrer sous un arbre, en souvenir de la naissance du bébé ?

- Le papa pourrait-il être présent à mes côtés si une césarienne s'avérait nécessaire ? Dans ce cas, et si le bébé va bien, sera-t-il séparé de moi ou pourra-t'il rester avec nous en salle de réveil ?

Après l'accouchement

- Pourrai-je prendre le bébé sur moi dès le moment où il vient au monde ? Egalement dans le cas d'une césarienne ?

- Combien de temps puis-je garder le bébé sur moi après la naissance, avant de lui faire les examens nécessaires ? Le personnel médical accepterait-il de nous laisser seuls un moment tous les trois ?

- Laissera-t-on le bébé prendre le sein dans l'heure qui suit sa naissance ?

- En quoi consistent les examens et les soins à notre bébé ?

- Si l'on doit réchauffer le bébé, pourrait-on le faire sur mon ventre ?

- Plutôt que de donner un bain au bébé à peine né, puis-je demander que l'on lui laisse la protection naturelle du vernix, quitte à l'essuyer simplement, à sec ?
Si on lave le bébé, son père peut-il lui donner le bain et l'habiller, tout près de moi ?

- Puis-je refuser que l'on donne à mon bébé du lait en poudre ou de l'eau sucrée, ou tout autre aliment ou boisson, à l'exception de mon lait (en particulier si j'envisage l'allaitement exclusif) ?

- Puis-je être consultée avant que l'on donne une tétine (sucette) à mon bébé ?

- Si j'ai faim après la naissance (normal, après une telle dépense physique), puis-je manger ? Dois-je prévoir d'amener à manger ou puis-je demander un repas ou un en-cas à la maternité ?

- Mes autres enfants peuvent-ils rendre visite au bébé tout de suite après sa naissance ?

Source: http://www.alternatives.be/questions_gyneco.htm


N'oubliez pas : il est de votre DROIT et même de votre RESPONSABILITE de pouvoir faire ce que vous avez décidé; il s'agit de votre bébé, de votre corps.

Je vous rajoute encore quelques liens très intéressants sur le sujet :


http://afar.naissance.asso.fr/

http://users.swing.be/carrefour.naissance/Articles/refl/notrePN.htm

http://www.mamadearest.ca/fr/info/Preparerplannaissance.htm

http://www.futuremaman.info/categorie-986857.html

http://www.alternatives.be



Et les incontournables à lire sur le sujet et sur l'accouchement respecté :

- "Préparer son accouchement, faire un projet de naissance" - Sophie Gamelin

Autour de la naissance, de nombreux intervenants prennent en charge, expliquent qui va faire quoi ou comment les choses vont se dérouler. Pourtant, de nombreux parents déplorent avoir manqué d'information tant médicale que concernant leurs droits, mais également sur les possibilités réelles qui s'offrent à eux.

« Préparer son accouchement. Faire un projet de naissance » est préfacé par le Dr. Bernard Maria, gynécologue-obstétricien, expert près de la Cour d'appel de Paris ; Ancien président du Collège national des Gynécologues et Obstétriciens français ; Service de gynécologie-obstétrique, Centre hospitalier de Villeneuve-Saint Georges (Ed. Jouvence, 2006).

Dans ce livre, l'auteur vous invite à réfléchir aux pratiques médicales courantes ou systématiques, à vous informer à l'avance pour décider en conscience et propose des ressources pour préparer votre accouchement. Le projet de naissance peut être un outil de réflexion personnel ; c'est surtout un préambule indispensable qui sert à clarifier le contrat de soins entre patient et professionnel ; c'est s'engager vers une meilleure compréhension et une satisfaction partagée.


- "Pour une naissance à visage humain" - Claude Didierjean-Jouveau

La question : La façon dont accouchent la plupart des femmes chez nous est-elle la seule possible, et est-elle bonne pour la mère et l'enfant ?

La réponse : Il y a deux façons d'envisager la naissance : l'une, qui voit dans la grossesse et l'accouchement des situations à risque à "sécuriser" au maximum grâce à toute une série d'interventions médicales ; et l'autre qui y voit des processus physiologiques qui, sauf exception, se déroulent naturellement, et qu'il est inutile, voire nuisible, de perturber par des examens et des gestes médicaux systématiques.

- "Une naissance heureuse" - Isabelle Brabant

Conçu comme un guide de voyage, ce livre accompagne la future maman durant la période de la grossesse et de la naissance.

«Une naissance heureuse» traite de chacune des étapes de ce parcours fascinant : les changements émotionnels et physiques, les transformations dans la vie de couple, les besoins de la femme enceinte et les choix à faire quant à la préparation de l'accouchement. Tout le processus de l'accouchement, du début des contractions jusqu'à l'arrivée du bébé, est expliqué en détail.

Vous y trouverez également des conseils précieux sur l'accompagnement de la femme en travail, sur les moyens pour apprendre à mieux vivre la douleur et une description complète des examens et des gestes médicaux qui pourraient être posés ou que vous pourriez choisir d'éviter.

Enfin, vous verrez les lendemains de la naissance, le début de la relation entre le nourrisson et sa mère, et la naissance d'une famille.


Bon cheminement !





# Posté le jeudi 09 août 2007 05:11

Modifié le jeudi 09 août 2007 06:26

Classification OMS des pratiques utilisées pendant un accouchement normal...

Classification OMS des pratiques utilisées pendant un accouchement normal...
L'OMS distingue quatre catégories de pratiques courantes dans la conduite d'un accouchement normal, selon leur utilité, leur efficacité et leur nocivité.

CATEGORIE A : Pratiques dont l'utilité peut être démontrée et qu'il convient d'encourager

CATEGORIE B : Pratiques qui sont à l'évidence nocives ou inefficaces et qu'il convient d'éliminer

CATEGORIE C : Pratiques sur lesquelles on ne dispose pas de preuves suffisantes pour les recommander fermement et qu'il convient d'utiliser avec précaution tandis que les recherches se poursuivent

CATEGORIE D : Pratiques fréquemment utilisées à tort

Cette classification est le résultat de la réflexion et des débats du groupe de travail, et reposent sur les meilleures preuves disponibles à l'époque (1997).

Les raisons de cette classification sont exposées en détail sur le site de l'OMS ; nous invitons le lecteur à se référer à l'étude complète : "Les soins liés à un accouchement normal: guide pratique" (les numéros des chapitres sont indiqués entre parenthèses) :

http://www.who.int/reproductive-health/publications/French_MSM_96_24/


CATEGORIE A : Pratiques dont l'utilité peut être démontrée et qu'il convient d'encourager

Plan individuel déterminant où et avec l'aide de qui l'accouchement se déroulera, établi avec la femme pendant la grossesse, et communiqué au mari/partenaire et, le cas échéant, à la famille (1.3).

Evaluation des risques liés à la grossesse pendant les soins prénatals, et réévaluation à chaque contact avec le système de santé et au moment du premier contact avec le dispensateur de soins pendant le travail, et jusqu'à la fin du travail (1.3).

Surveillance du bien-être physique et émotionnel de la femme pendant tout le travail et l'accouchement, et à l'issue du processus de la naissance (2.1).

Boissons proposées à la parturiente pendant le travail et l'accouchement (2.3).

Respect du choix éclairé de la femme quant au lieu de la naissance (2.4).

Fourniture de soins pour le travail et l'accouchement au niveau le plus périphérique où l'accouchement soit possible et sûr et où la femme se sente en sécurité et en confiance (2.4, 2.5).

Respect du droit de la femme à l'intimité sur le lieu de l'accouchement (2.5).

Soutien empathique des dispensateurs de soins pendant le travail et l'accouchement (2.5).

Respect du choix fait par la femme des compagnons présents pendant le travail et l'accouchement (2.5).

Fourniture aux femmes de toutes les informations et explications qu'elles souhaitent (2.5).

Méthodes non traumatiques et non pharmacologiques pour soulager la douleur pendant le travail comme des massages et des techniques de relaxation (2.6).

Surveillance foetale avec auscultation intermittente (2.7).

Usage unique des matériels jetables et décontamination appropriée du matériel à usage multiple pendant tout le travail et l'accouchement (2.8).

Utilisation de gants pour le toucher vaginal, pendant l'expulsion du bébé et pour la manipulation du placenta (2.8).

Liberté de choisir la position et de bouger pendant tout le travail (3.2).

Encouragement à choisir une position autre que dorsale pendant le travail (3.2, 4.6).

Surveillance attentive de l'évolution du travail, par exemple au moyen du partogramme de l'OMS (3.4).

Administration prophylactique d'ocytocine au troisième stade du travail chez les femmes présentant un risque d'hémorragie de la délivrance, ou qu'une spoliation sanguine même légère peut mettre en danger (5.2, 5.4).

Stérilité des instruments utilisés pour sectionner le cordon (5.6).

Prévention de l'hypothermie du bébé (5.6).

Contact dermique précoce entre la mère et l'enfant et encouragement à commencer l'allaitement au sein dans l'heure qui suit la naissance, conformément aux directives de l'OMS sur l'allaitement au sein (5.6).

Examen systématique du placenta et des membranes (5.7).



CATEGORIE B : Pratiques qui sont à l'évidence nocives ou inefficaces et qu'il convient d'éliminer

Recours systématique au lavement (2.2).

Rasage systématique du pubis (2.2).

Infusion intraveineuse systématique pendant le travail (2.3).

Pose systématique de canules intraveineuses à titre prophylactique (2.3).

Utilisation systématique de la position dorsale pendant le travail (3.2, 4.6).

Toucher rectal (3.3).

Utilisation de la radiopelvimétrie (3.4)

Administration d'oxytociques à tout moment avant l'accouchement de façon que leurs effets ne puissent être maîtrisés (3.5).

Utilisation systématique de la position gynécologique avec ou sans étriers pendant le travail (4.6).

Efforts de poussée soutenus et dirigés (manoeuvre de Valsalva) pendant le deuxième stade du travail (4.4).

Massage et étirement du périnée pendant le deuxième stade du travail (4.7).

Utilisation de comprimés oraux d'ergométrine au troisième stade du travail pour prévenir ou arrêter une hémorragie (5.2, 5.4).

Administration systématique d'ergométrine par voie parentérale au troisième stade du travail (5.2).

Lavage utérin systématique après l'accouchement (5.7).

Révision utérine systématique (exploration manuelle) après l'accouchement (5.7).



CATEGORIE C : Pratiques sur lesquelles on ne dispose pas de preuves suffisantes pour les recommander fermement et qu'il convient d'utiliser avec précaution tandis que les recherches se poursuivent.

Méthodes non pharmacologiques utilisées pour soulager la douleur pendant le travail, comme les plantes, l'immersion dans l'eau et la stimulation nerveuse (2.6).

Amniotomie précoce systématique pendant le premier stade du travail (3.5).

Pression sur le fond utérin pendant le travail (4.4).

Manoeuvres visant à protéger le périnée et à gérer la tête du foetus au moment du dégagement (4.7).

Manipulation active du foetus au moment de la naissance (4.7).

Administration systématique d'ocytocine, tension légère sur le cordon, ou combinaison des deux pendant le troisième stade du travail (5.2, 5.3, 5.4).

Clampage précoce du cordon ombilical (5.5).

Stimulation du mamelon pour augmenter les contractions utérines pendant le troisième stade du travail (5.6).



CATEGORIE D : Pratiques fréquemment utilisées à tort

Interdiction d'absorber aliments et liquides pendant le travail (2.3).

Traitement de la douleur par des agents systémiques (2.6).

Traitement de la douleur par l'analgésie épidurale (2.6).

Monitorage électronique du foetus (2.7).

Port de masques et de gants stériles par la personne aidant à l'accouchement (2.8).

Touchers vaginaux répétés ou fréquents, spécialement par plusieurs dispensateurs de soins (3.3).

Accélération par l'ocytocine (3.5).

Transfert systématique de la femme en travail dans une autre pièce au début du deuxième stade (4.2).

Sondage de la vessie (4.3).

Encouragement à pousser dès le diagnostic de dilatation complète ou presque complète du col, avant que la femme éprouve elle-même le besoin de pousser (4.3).

Observance stricte d'une durée stipulée pour le deuxième stade du travail, une heure par exemple, si l'état de la mère et du foetus est bon et si le travail progresse (4.5).

Extraction instrumentale (4.5).

Utilisation courante ou systématique de l'épisiotomie (4.7).

Exploration manuelle de l'utérus après l'accouchement (5.7).


*******************************************************************************

Ca fait réfléchir, enfin, ça devrait faire réfléchir, lorsqu'on observe les accouchements dans la pratique...

C'est pour cela que la rédaction d'un projet de naissance est encouragée, afin de faire protéger ses droits, son corps, son bébé... bien que ce document n'ai aucune valeur juridique... Tout le monde sait que trop souvent, des erreurs médicales surviennent et il est très difficile de les contester.

Ce n'est donc pas en vue de faire un procès... le mal est fait alors. Mais plutôt prévenir... que guérir !

Pourquoi ne pas imprimer ces recommandations officielles de l'OMS... et demander ce que pense votre gynécologue/ sage-femme... ça peut être très intéressant...



(Source de l'article : http://www.alternatives.be/oms.htm)


[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 09 août 2007 07:43

Modifié le jeudi 09 août 2007 13:08

A sa santé ?! « Quand la mère est gaie, son enfant est ivre » ........

A sa santé ?!   « Quand la mère est gaie, son enfant est ivre » ........
Avant d'aller plus loin sur le déroulement d'un accouchement respecté, je me dois de faire d'abord un article sur un sujet TABOU mais pourtant SI important et si NEGLIGE dans et par notre société ...

Alors à TOUTES LES FUTURES MAMANS, je demande de le LIRE INTEGRALEMENT, pour le bien de votre bébé.

Car l'alcoolisation f½tale est la première cause non génétique de handicap mental chez l'enfant !!!

La consommation d'alcool pendant la grossesse.

Combien n'entendent pas, enceinte: "allez, bois avec nous pour fêter... UN petit verre, ça ne peut que te faire du bien et c'est pas grave pour ton bébé, c'est qu'un verre!"... (JE l'ai tellement aussi entendu lors de mes 2 grossesses).

Et bien c'est FAUX: consommer de l'alcool lorsqu'on est enceinte peut être dangereux pour le bébé. UNE seule molécule de CH3CH2OH ou ethanol peut toucher sévèrement le foetus !

Certaines femmes enceintes refusent instinctivement de consommer de l'alcool... d'autres affirment qu'être enceinte n'est pas une maladie et qu'il ne faut pas culpabiliser les femmes et tout leur interdire.....

En fait, les dangers de l'alcool pendant la grossesse sont très mal connus.

Pourtant, 1 à 3 bébés sur 1000 est concerné par le syndrome d'alcoolisation foetale (S.A.F.), pathologie irréversible !!

Alors qu'on insiste sur les dangers du TABAC pendant la grossesse, on néglige beaucoup trop la concommation d'alcool, pour ne pas dire, on n'en parle quasi pas !!

Un organisme américain de lutte contre le S.A.F. a résumé la situation comme suivant :

"Chaque jour, aux Etats Unis, 10.657 bébés viennent au monde.
Parmi eux, 1 est séropositif, 3 ont une dystrophie musculaire, 2 un spina-bifida , 10 une trisomie 21, 20 un S.A.Fcomplet et 100 sont porteurs des effets d'une alcoolisation in utero
" (-> source : http://www.come-over.to/FAS/USbirths.htm).

Alors qu'une femme dont le bébé est atteint de la rubéole ou du syndrome de Down souffre terriblement du handicap de son enfant et ne n'est pas responsable, en cas de S.A.F., la mère doit gérer sa peine mais aussi et surtout, sa culpabilité.
Quoi de pire pour une femme que de savoir que son comportement a causé des dommages à son bébé? Même si la grande majorité des femmes ne pouvaient même pas imaginer pendant leur grossesse les conséqunces de leurs choix. Elles ont alors besoin plus que tout de soutien, d'accompagnement, d'empathie... et non de reproches!

Que se passe-t-il lorsqu'une femme enceinte boit ?
L'alcool franchit très facilement le placenta: lorsqu'une future maman boit UN verre, il y a rapidement autant d'alcool dans le sang de son bébé que dans le sien. Parfois même plus étant donné que le foetus n'a pas un foie assez fonctionnel pour l'éliminer correctement.
On retrouve également de l'alcool dans le liquide amniotique. Hors le foetus absorbe une partie de ce même liquide par ingestion et déglutition et met de ce fait très longtemps à l'éliminer complètement : il y a donc une DOUBLE TOXICITE.

Les résultats de l'expertise collective de l'INSERM sur les effets de l'alcool sont consternants !

En particulier, deux « pseudo-nouveautés » y sont annoncées : 2 verres d'alcool chez la femme enceinte diminuent de 7 points le QI de l'enfant ; au-dessus d'un verre par jour, le risque de cancer du sein augmente de 10 % !

En Belgique, il semble aujourd'hui acquis que les premiers effets de l'alcool se fassent ressentir à partir de moins de 2 verres par jour : ce qui concernerait 27 % des futures mamans... !!!

Mais de quelles boissons alcoolisées s'agit-il ?

Toute boisson alcoolisée : vin, bière, cidre, apéritifs, digestifs, alcopop, Premix, soda alcoolisé...

On considère qu'un verre de boisson alcoolisée contient 13 grammes d'alcool en tenant compte qu'un verre de bière, par exemple, est plus grand qu'un verre de vin, lui-même, plus grand qu'un verre de liqueur...

On distingue en fait 2 types de conséquences : le syndrome d'alcoolisation f½tale (S.A.F.) et les effets de l'alcool sur le f½tus (E.A.F.) .

Le syndrome d'alcoolisme f½tal (S.A.F.) représente la forme la plus sévère de l'exposition du f½tus à l'alcool. L'enfant présente l'ensemble des symptômes.

Pour les enfants qui ne présentent pas la totalité des symptômes du S.A.F., on utilise le terme
«d'Effets de l'alcoolisme f½tal (E.A.F.)». Les enfants qui souffrent d'effets partiels seraient 3 fois plus nombreux que ceux qui sont atteints du syndrome complet.

Quelques données épidémiologiques :

L'incidence du syndrome d'alcoolisme f½tal (S.A.F.) est estimé à +/- 1,9/ 1000 naissances vivantes dans les pays occidentaux plaçant ce syndrome comme la principale cause de déficience mentale.

C'est ainsi qu'en Belgique, il y aurait 200 nouveaux cas, chaque année. Les enfants des mères alcooliques seraient symptomatiques dans 2,4 % à 33,9 % des cas.

Des études ont montré que 10 à 30 % des enfants des mères alcooliques ont des malformations congénitales contre 2,5 à 3 % dans la population générale.

Y-a-t-il des moments plus critiques ?
Les différentes parties du corps ne se développent pas toutes au même moment, ni à la même vitesse. La sensibilité à l'agression de l'alcool varie selon les périodes du développement. Une consommation occasionnelle d'alcool peut avoir lieu à un moment déterminant du développement des organes ou du système nerveux central. Le système nerveux central est potentiellement sensible à l'alcool tout au long de la grossesse.

Mieux vaut donc éviter la prise d'alcool durant toute la durée de la grossesse.

Y-a-t-il un seuil de sécurité ?
Aujourd'hui, aucun seuil de risque minimal de consommation n'a pu être déterminé.

Les premières anomalies sont visibles dès une consommation quotidienne de 2 verres de boissons alcoolisées mais on ne peut démontrer un seuil de consommation sous lequel il n'existerait aucun risque.

Il n'y a donc pas de quantité sans risques, ni même de période de la grossesse où le futur bébé ne soit protégé des effets de l'alcool.

Quelle est la recommandation ?

Etant donné qu'aucun seuil de sécurité n'a pu être déterminé, l'idéal pour la femme enceinte est de ne pas consommer de boissons alcoolisées pendant sa grossesse. Le comportement à préconiser sera donc :
« Enceinte, je prends une boisson sans alcool... »

Toute diminution, tout arrêt à un moment donné est positif.
Parce qu'il arrive de ne pas savoir que l'on est enceinte... au moment où l'on fait la fête...
On l'apprend alors quelques jours voire semaines plus tard, on a peur...
IL EST TOUJOURS TEMPS et au plus vite, au mieux c'est !

Grâce à une information correcte, la plupart des femmes diminuent fortement ou arrêtent leur consommation ; elles le feront d'autant plus facilement qu'elles ne sont pas dépendantes ou qu'elles le sont peu et qu'elles sont motivées par le désir de préserver la santé de leur bébé.
D'autres, animées par les mêmes motivations, peuvent essayer d'arrêter leur consommation et s'apercevoir qu'elles n'y arrivent pas. Dans ce cas, elles ne doivent pas hésiter à parler de cette difficulté et à demander un soutien à leur médecin généraliste, au gynécologue ou sage-femme accompagnant, à un centre de planning familial, ...

Le syndrome d'alcoolication foetale se caractérise comme suivant :

1) Un ensemble d'anomalies faciales et physiques spécifiques, à savoir:
- une petite tête (microcéphalie);
- une petite ouverture des yeux, qui semblent pour cette raison espacés;
- une lèvre supérieure mince;
- l'absence de sillon (philtrum) entre le nez et la bouche;
- des malformations des organes internes ( reins, c½ur, etc.), le cerveau étant celui qui est le plus touché, et d'autres parties du corps (palais, articulations, doigts et ongles...).

Les caractéristiques faciales s'estompant avec la croissance, le SAF, en plus d'être permanent, devient un handicap invisible.

2) Des retards de développement physique avant et après la naissance (faible poids, taille réduite), et ce, même si l'apport nutritif est normal, ainsi qu'une faiblesse du système immunitaire.

3) Des dysfonctionnements du système nerveux central, notamment une diminution du quotient intellectuel, des retards de développement généralisés (marche, parole, propreté, mastication et déglutition), des problèmes d'apprentissage, un jugement déficient, une hypersensibilité sensorielle (sons, lumière, goût), des déficits de l'attention, etc. Avec le temps, des problèmes de comportement peuvent survenir (hyperactivité, opposition, persévération).

Un enfant peut avoir un visage normal, mais parce qu'il a été exposé à l'alcool pendant la grossesse, il présente des atteintes neurologiques qui causeront des problèmes similaires aux enfants ayant le syndrome (troubles d'apprentissage, déficits de l'attention, jugement altéré, etc.). On parle alors d'EAF, c'est-à-dire des effets de l'alcool sur le f½tus, plus difficiles à détecter que le SAF, ce qui rend la situation de ces enfants particulièrement tragique parce que l'intervention risque d'être tardive... donc moins efficace.

Voici un site où l'on peut voir des photos : http://www.come-over.to/fasstar/faspix/.

On y voit la 1ère génération, les enfants actuels qui en sont atteints, les bébés qui viennent de naître, etc. :-(

Contrairement au syndrome de Down, il est possible de prévenir le syndrome d'alcoolisation f½tale et les déficits intellectuels qui y sont associés : par une grossesse sans alcool.

3/4 des enfants alcoolisés in utero ont été confrontés à des doses relativement modérées. Dans la plupart des cas, leurs mères sont donc des femmes comme vous et moi qui boivent de manière tout à fait raisonnable au regard de leur propre santé...

La grossesse représente un moment privilégié pour changer ses habitudes !!! N'attendez donc pas une minute de plus !!!

- A SUIVRE : article sur la consommation de drogues et du tabac pendant la grossesse .......

******************************

Sources :

" A sa santé ", Dr. Maurice Titran et Laure Gratias

http://www.come-over.to/FAS/

http://www.soinsdenosenfants.cps.ca/grossesse/SAFgrossesse.htm

http://www.prevention.ch/alcooletgrossesse.pdf

http://www.mmt-fr.org/article183.html

http://members.aol.com/creaconinc/fas.html

http://www.servicevie.com/02sante/Sante_enfants/Enfants081199/enfants081199.html

http://www.come-over.to/fasstar/faspix/

http://en.wikipedia.org/wiki/Fetal_alcohol_syndrome

Identification of At-Risk Drinking and Intervention with Women of Childbearing Age: A Guide for Primary Care Providers. NIH Publication No. 99-4368. <www.niaaa.nih.gov/publications/ FASguides.htm> (Version current at February 18, 2002).

http://www.e-sante.be/be/magazine_sante/sante_sante_maladies/verre_alcool_risque_cancer_sein-30-254-art.htm

http://www.alcooletgrossesse.be/pages/menu_2.htm

# Posté le jeudi 09 août 2007 13:13

Modifié le lundi 13 août 2007 04:20

Récit de naissance à domicile de Lucy

Récit de naissance à domicile de Lucy
Après un faux travail lundi soir (le 4 juin), un autre mercredi soir pour lequel C. (Sage-femme) s'est déplacée, des contractions assez fortes m'ont empêché de dormir une bonne partie de la nuit de mercredi à jeudi.
Ce
lles-ci auront été un peu efficaces vu que je perds un peu du bouchon muqueux.

Le
matin du jeudi, j'ai donc demandé à notre voisine Aurélie d'emmener Lyne à l'école et de garder Leïa pour que je puisse me reposer. Quand elles sont revenues vers midi, les contractions ont fait leur réapparition également.

Au retour de Frédéric, il mange et je couche Leïa pour
la sieste ; je n'ai pas faim. Vers 14h, les contractions devenant plus fortes et régulières, on décide d'aller dans la salle de bain pour que je prenne un bain avec de la musique relaxante. Lyne ne dort pas, on lui met un dessin animé pour l'occuper.

J'alterne position en tailleur et allon
gée sur le coté, je gère maintenant grâce aux exercices de respiration, les contractions sont fortes et tous les 5 minutes.

Vers 15h30, Leïa se
réveille et vient près de nous, elle me fait des câlins comme elle peut et me donne des bretzels à grignoter. Bizarrement, bien que je sois nue, elle ne réclame pas à téter.
16h, je sors
du bain, on va donner à goûter aux filles, Aurélie sonne vers 16h45 à son retour de l'école et en me voyant, elle propose de prendre les filles.

C. té
léphone quelques minutes après pour prendre des nouvelles et vu l'évolution des choses nous propose de venir.

Depuis la sortie du bain, nous gérons en
semble les contractions, je suis assise en position asymétrique sur une des vieilles chaises de cuisine et dès que j'en sens une arrivé, j'appelle Fred qui vient s'asseoir à coté de moi. Je me laisse aller contre lui en soufflant et je me concentre sur ses paroles réconfortantes. Sa présence m'aide tant !!

C. a
rrive vers 18h. Elle m'examine, je suis à 5cm, le col encore un peu postérieur, mais elle sent bien que ça tire pendant les contractions.

E
lle propose que je retourne dans le bain, je n'y reste pas longtemps, ce n'est plus confortable et le contact avec Fred me manque pour m'aider à gérer les contractions.

Je ressors donc du bain et on retourne sur les chaises
en bas que Fred installe plus près du clic-clac déplié.
E. arrive pour a
ssister C., elle amène son monitoring et une grande bâche de protection.
Elles installent le « lit » en mettant au-dessus de l'alèse, la bâche et de vieux draps. Une partie déborde du lit pour recouvrir le carrelage.

Vers 18h30, Aurèlie nous amène Leïa qui se fait du souci et réclame sa maman. Elle vient me câliner quelques minutes et repart rassurée.
Fred est
une vraie tornade, il gère les choses tout autour et accourt à mes appels pour m'aider lors des contractions.

C. place l'électrode du monitoring
et enregistre le rythme de Lucy pendant 20 minutes. Il y a quelques ralentissements mais rien d'inquiétant. Vu l'intensité des contractions, elle affirme que je dois être environ à 8 cm.

Après le monitoring, C. va fum
er une cigarette sur la terrasse ( à 3m de là) avant qu'elle tire la fenêtre, je lui dis : « ne pars pas trop loin » .

Je commence à sentir que
pousser doucement pendant les contractions me soulage alors je me dis qu'il est temps de changer de position. Avec l'aide de Fred, je place un petit matelas en mousse sous la bâche. Fred se met assis sur le clic-clac et moi à genou devant lui. Je m'accroche à lui lors de la contraction suivante, trop penchée en avant, la contraction me broie le dos et je gémis pour la laisser passer.

A ce moment, Aurélie repasse avec Leïa mais je di
s que ce n'est pas le moment, je sens que les choses s'accélèrent. Leïa est tout de même rassurée qu'E. lui dise que je vais bien et que Lucy va arriver.

A la contraction suivante, je me suis redressé e
t j'accompagne la contraction en poussant et en gémissant et la je sens que la tête de Lucy commence à passer le col. Je crie que ça pousse, C. revient rapidement, E. reste derrière moi.

Encore une contraction, les muscles de mon abdo
men se contractent violemment, comme si j'étais en train de vomir sauf que la pression va plutôt vers le bas, ça me coupe la respiration, Fred m'aide à me reconcentrer et à souffler en poussant et en accompagnant ces poussées réflexes. La tête de Lucy arrive dans mon vagin, ça brûle. Avec ma main je peux sentir sa tête à la sortie, il me semble que les membranes sont encore dessus.

Une autre contraction semblable, la tête sort. Le c
orps suit dans un flot de liquide, E. m'aide à l'attraper et je la sers contre moi.

J'attends une ou deux minutes avant de laisser Fred m'aider à
m'allonger sur le clic-clac, le temps de pouvoir participer à la man½uvre. Lucy pleure très fort, dérangée par ce changement de milieu. Je lui parle et je la caresse à travers la serviette qui la sèche et qui lui tient chaud. On lui met vite un petit bonnet pour qu'elle ne se refroidisse pas.

J'essaye de lui présenter le sein, mais pour l'instant ça ne l'intér
esse pas.

Au bout de quel
ques minutes, le cordon a cessé de battre, C. le clampe et je le coupe en disant que ça y est nous sommes deux individus séparés.

La délivrance tarde.
.. Fred prend Lucy en peau à peau, elle se calme rapidement contre lui. Je me mets à genou au-dessus du bassin, mais ça ne vient toujours pas. On vient de passer les 30 minutes, j'envoie Fred chercher Leïa chez la voisine, elle ne refusera sûrement pas de téter, elle !!

Hélas Aurélie a emmené les fi
lles en balade pour les faire patienter, il faudra faire sans !!
Je tente de remettre Lucy au sein, sans
succès. C. pense que le placenta est déjà décollé, je pousse donc pour essayer de faire sortir ce qui finit par se produire au bout de quelques poussées, finalement, j'aurais plus poussé pour lui que pour Lucy !!

C. e
t E. l'inspectent pour vérifier son intégrité, tout va bien. E. vient me le montrer en détail. Fred le mettra au congélateur en attendant de l'enterrer dans le jardin. Mon périnée est intact, même pas une éraillure, j'échappe à la couture !!

Lyne et Leïa arrivent peu après pour d
écouvrir leur petite s½ur. On se dépêche de me couvrir le bas du corps car Lyne a peur du sang. Leïa vient vite tenir compagnie à Lucy qui a enfin commencé à téter.
Elle passe sa main autour de sa petite s½ur dans cet instant de
partage.

Lyne fait des caresses à Lucy en lui disant « ma Lucy chérie »
.

**************************************

MERCI Audrey........

# Posté le jeudi 09 août 2007 15:54

Modifié le vendredi 10 août 2007 04:31