Avant d'aller plus loin sur le déroulement d'un accouchement respecté, je me dois de faire d'abord un article sur un sujet TABOU mais pourtant
SI important et si NEGLIGE dans et par notre société ...
Alors à TOUTES LES FUTURES MAMANS, je demande de le LIRE INTEGRALEMENT, pour le bien de votre bébé.Car l'alcoolisation f½tale est la première cause non génétique de handicap mental chez l'enfant !!!
La consommation d'alcool pendant la grossesse.
Combien n'entendent pas, enceinte: "
allez, bois avec nous pour fêter... UN petit verre, ça ne peut que te faire du bien et c'est pas grave pour ton bébé, c'est qu'un verre!"... (JE l'ai tellement aussi entendu lors de mes 2 grossesses).
Et bien
c'est FAUX: consommer de l'alcool lorsqu'on est enceinte peut être dangereux pour le bébé.
UNE seule molécule de CH3CH2OH ou ethanol peut toucher sévèrement le foetus !
Certaines femmes enceintes refusent instinctivement de consommer de l'alcool... d'autres affirment qu'être enceinte n'est pas une maladie et qu'il ne faut pas culpabiliser les femmes et tout leur interdire.....
En fait, les dangers de l'alcool pendant la grossesse
sont très mal connus.
Pourtant,
1 à 3 bébés sur 1000 est concerné par le syndrome d'alcoolisation foetale (S.A.F.), pathologie
irréversible !!
Alors qu'on insiste sur les dangers du TABAC pendant la grossesse, on néglige beaucoup trop la concommation d'alcool, pour ne pas dire, on n'en parle quasi pas !!
Un organisme américain de lutte contre le S.A.F. a résumé la situation comme suivant :
"Chaque jour, aux Etats Unis, 10.657 bébés viennent au monde.
Parmi eux, 1 est séropositif, 3 ont une dystrophie musculaire, 2 un spina-bifida , 10 une trisomie 21, 20 un S.A.Fcomplet et 100 sont porteurs des effets d'une alcoolisation in utero" (-> source : http://www.come-over.to/FAS/USbirths.htm).
Alors qu'une femme dont le bébé est atteint de la rubéole ou du syndrome de Down souffre terriblement du handicap de son enfant et ne n'est pas responsable, en cas de S.A.F., la mère doit gérer sa peine mais aussi et surtout, sa culpabilité.
Quoi de pire pour une femme que de savoir que son comportement a causé des dommages à son bébé? Même si la grande majorité des femmes ne pouvaient même pas imaginer pendant leur grossesse les conséqunces de leurs choix. Elles ont alors besoin plus que tout de soutien, d'accompagnement, d'empathie... et non de reproches!
Que se passe-t-il lorsqu'une femme enceinte boit ? L'alcool franchit très facilement le placenta: lorsqu'une future maman boit UN verre, il y a rapidement autant d'alcool dans le sang de son bébé que dans le sien. Parfois même plus étant donné que le foetus n'a pas un foie assez fonctionnel pour l'éliminer correctement.
On retrouve également de l'alcool dans le liquide amniotique. Hors le foetus absorbe une partie de ce même liquide par ingestion et déglutition et met de ce fait très longtemps à l'éliminer complètement : il y a donc une
DOUBLE TOXICITE.
Les résultats de l'expertise collective de l'INSERM sur les effets de l'alcool sont consternants !
En particulier, deux « pseudo-nouveautés » y sont annoncées : 2 verres d'alcool chez la femme enceinte diminuent de 7 points le QI de l'enfant ; au-dessus d'un verre par jour, le risque de cancer du sein augmente de 10 % !
En Belgique, il semble aujourd'hui acquis que les premiers effets de l'alcool se fassent ressentir à partir de
moins de 2 verres par jour : ce qui concernerait
27 % des futures mamans... !!!
Mais de quelles boissons alcoolisées s'agit-il ?
Toute boisson alcoolisée : vin, bière, cidre, apéritifs, digestifs, alcopop, Premix, soda alcoolisé...
On considère qu'un verre de boisson alcoolisée contient 13 grammes d'alcool en tenant compte qu'un verre de bière, par exemple, est plus grand qu'un verre de vin, lui-même, plus grand qu'un verre de liqueur...
On distingue en fait 2 types de conséquences : le syndrome d'alcoolisation f½tale (S.A.F.) et les effets de l'alcool sur le f½tus (E.A.F.) .
Le syndrome d'alcoolisme f½tal (S.A.F.) représente la forme la plus sévère de l'exposition du f½tus à l'alcool. L'enfant présente l'ensemble des symptômes.
Pour les enfants qui ne présentent pas la totalité des symptômes du S.A.F., on utilise le terme
«d'Effets de l'alcoolisme f½tal (E.A.F.)». Les enfants qui souffrent d'effets partiels seraient 3 fois plus nombreux que ceux qui sont atteints du syndrome complet.
Quelques données épidémiologiques : L'incidence du syndrome d'alcoolisme f½tal (S.A.F.) est estimé à +/- 1,9/ 1000 naissances vivantes dans les pays occidentaux plaçant ce syndrome comme la principale cause de déficience mentale.
C'est ainsi qu'en Belgique, il y aurait 200 nouveaux cas, chaque année. Les enfants des mères alcooliques seraient symptomatiques dans 2,4 % à 33,9 % des cas. Des études ont montré que 10 à 30 % des enfants des mères alcooliques ont des malformations congénitales contre 2,5 à 3 % dans la population générale.
Y-a-t-il des moments plus critiques ? Les différentes parties du corps ne se développent pas toutes au même moment, ni à la même vitesse. La sensibilité à l'agression de l'alcool varie selon les périodes du développement. Une consommation occasionnelle d'alcool peut avoir lieu à un moment déterminant du développement des organes ou du système nerveux central. Le système nerveux central est potentiellement sensible à l'alcool tout au long de la grossesse.
Mieux vaut donc
éviter la prise d'alcool durant toute la durée de la grossesse.
Y-a-t-il un seuil de sécurité ? Aujourd'hui,
aucun seuil de risque minimal de consommation n'a pu être déterminé.
Les premières anomalies sont visibles dès une consommation quotidienne de 2 verres de boissons alcoolisées mais on ne peut démontrer un seuil de consommation sous lequel il n'existerait aucun risque.
Il n'y a donc pas de quantité sans risques, ni même de période de la grossesse où le futur bébé ne soit protégé des effets de l'alcool.
Quelle est la recommandation ? Etant donné qu'aucun seuil de sécurité n'a pu être déterminé, l'idéal pour la femme enceinte est de ne pas consommer de boissons alcoolisées pendant sa grossesse. Le comportement à préconiser sera donc :
« Enceinte, je prends une boisson sans alcool... »
Toute diminution, tout arrêt à un moment donné est positif. Parce qu'il arrive de ne pas savoir que l'on est enceinte... au moment où l'on fait la fête...
On l'apprend alors quelques jours voire semaines plus tard, on a peur...
IL EST TOUJOURS TEMPS et au plus vite, au mieux c'est !
Grâce à une information correcte, la plupart des femmes diminuent fortement ou arrêtent leur consommation ; elles le feront d'autant plus facilement qu'elles ne sont pas dépendantes ou qu'elles le sont peu et qu'elles sont motivées par le désir de préserver la santé de leur bébé.
D'autres, animées par les mêmes motivations, peuvent essayer d'arrêter leur consommation et s'apercevoir qu'elles n'y arrivent pas. Dans ce cas, elles ne doivent pas hésiter à parler de cette difficulté et à demander un soutien à leur médecin généraliste, au gynécologue ou sage-femme accompagnant, à un centre de planning familial, ...
Le syndrome d'alcoolication foetale se caractérise comme suivant :
1) Un ensemble d'anomalies faciales et physiques spécifiques, à savoir:
- une petite tête (microcéphalie);
- une petite ouverture des yeux, qui semblent pour cette raison espacés;
- une lèvre supérieure mince;
- l'absence de sillon (philtrum) entre le nez et la bouche;
- des malformations des organes internes ( reins, c½ur, etc.), le cerveau étant celui qui est le plus touché, et d'autres parties du corps (palais, articulations, doigts et ongles...).
Les caractéristiques faciales s'estompant avec la croissance, le SAF, en plus d'être permanent, devient un handicap invisible.
2) Des retards de développement physique avant et après la naissance (faible poids, taille réduite), et ce, même si l'apport nutritif est normal, ainsi qu'une faiblesse du système immunitaire.
3) Des dysfonctionnements du système nerveux central, notamment une diminution du quotient intellectuel, des retards de développement généralisés (marche, parole, propreté, mastication et déglutition), des problèmes d'apprentissage, un jugement déficient, une hypersensibilité sensorielle (sons, lumière, goût), des déficits de l'attention, etc. Avec le temps, des problèmes de comportement peuvent survenir (hyperactivité, opposition, persévération).
Un enfant peut avoir un visage normal, mais parce qu'il a été exposé à l'alcool pendant la grossesse, il présente des atteintes neurologiques qui causeront des problèmes similaires aux enfants ayant le syndrome (troubles d'apprentissage, déficits de l'attention, jugement altéré, etc.). On parle alors d'EAF, c'est-à-dire des effets de l'alcool sur le f½tus, plus difficiles à détecter que le SAF, ce qui rend la situation de ces enfants particulièrement tragique parce que l'intervention risque d'être tardive... donc moins efficace.
Voici un site où l'on peut voir des photos :
http://www.come-over.to/fasstar/faspix/.
On y voit la 1ère génération, les enfants actuels qui en sont atteints, les bébés qui viennent de naître, etc. :-(
Contrairement au syndrome de Down, il est possible de prévenir le syndrome d'alcoolisation f½tale et les déficits intellectuels qui y sont associés : par une grossesse sans alcool.
3/4 des enfants alcoolisés in utero ont été confrontés à des doses relativement modérées. Dans la plupart des cas, leurs mères sont donc des femmes comme vous et moi qui boivent de manière tout à fait raisonnable au regard de leur propre santé...
La grossesse représente un moment privilégié pour changer ses habitudes !!! N'attendez donc pas une minute de plus !!!
- A SUIVRE : article sur la consommation de drogues et du tabac pendant la grossesse .......
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Sources :
" A sa santé ", Dr. Maurice Titran et Laure Gratias
http://www.come-over.to/FAS/
http://www.soinsdenosenfants.cps.ca/grossesse/SAFgrossesse.htm
http://www.prevention.ch/alcooletgrossesse.pdf
http://www.mmt-fr.org/article183.html
http://members.aol.com/creaconinc/fas.html
http://www.servicevie.com/02sante/Sante_enfants/Enfants081199/enfants081199.html
http://www.come-over.to/fasstar/faspix/
http://en.wikipedia.org/wiki/Fetal_alcohol_syndrome
Identification of At-Risk Drinking and Intervention with Women of Childbearing Age: A Guide for Primary Care Providers. NIH Publication No. 99-4368. <www.niaaa.nih.gov/publications/ FASguides.htm> (Version current at February 18, 2002).
http://www.e-sante.be/be/magazine_sante/sante_sante_maladies/verre_alcool_risque_cancer_sein-30-254-art.htm
http://www.alcooletgrossesse.be/pages/menu_2.htm