Paroles de Naissant*

Paroles de Naissant*
"Je viens de loin, si loin que vous ne pouvez imaginer. J'ai fais tant de chemin, évité tant d'obstacles, traversé tant d'orages, survécu à tant de naufrages, déjoué tant d'oracles pour vivre mes lendemains ! Je viens de loin ; je suis ce que vous avez été un jour, si lointain que vous l'avez enseveli au plus profond de vous. N'oubliez pas : je suis humain. Petit, maladroit, désarmé, mais ... bien plus humain que vous ne me le laissez percevoir. Vous vous récriez : ce que je dis, vous le savez, en conséquence vous agissez !

Alors pourquoi, je ne comprends pas, expliquez moi ...

... pourquoi m'arracher à celle que je viens de quitter, à celle que je viens de retrouver, ... pourquoi m'emmener loin de son corps, terre nourricière et chaleureuse, source de vie, source de ma vie,

... pourquoi ces lumières qui me déchirent, ... pourquoi ces bruits qui me lacèrent, ... pourquoi ces mots au fer rouge, ... pourquoi ces mains dures qui me triturent,

... pourquoi ces choses qui m'étouffent, me suffoquent, me torturent, qui se fraient un chemin inexorablement dans ma chair si neuve, si vierge de souffrance, ... pourquoi cet acharnement sans nom, sans mots qui m'expliquent ...

Vous ne savez pas. VOUS NE SAVEZ PAS ...

... que je ne connais pas le temps,

... que chaque seconde de souffrance dure pour moi l'éternité

... que mes sensations sont encore immatures : avoir mal à un endroit, c'est être mal partout,

... que quand je pleure, j'appelle au secours, et que la non réponse est négation de ma personne, de mes besoins, qui provoque une explosion d'angoisse anéantissante, d'autant plus si cela se répète,

... que ma mère est mon air, mon eau, ma vie ; me séparer d'elle, c'est une éternité de désert et de souffrance, une perte que je sens irrémédiable et sans fin,

... qu'être contenu EST LA VIE ; depuis le commencement, je suis en un lieu clos, obscur, chaud qui me contient ; être nu, avoir les jambes, les bras, la tête non soutenus me jette dans une détresse vitale, profonde.

Puisse ma voix vous atteindre, mes mots vous toucher, Puissiez vous enfin être doux, compréhensif, salvateurs avec moi, Puissiez vous vous souvenir de ces émotions si puissantes, quand tout était neuf : des sensations d'impuissance anéantissante quand tout dépendait d'autrui, de l'amour qui vous épanouissait comme une fleur au matin, de la joie comme une irruption sauvage et vivifiante, de la détresse canne de l'effondrement brutal du monde, du bien être comme d'une après midi au soleil, langoureuse, tiède, sucrée et parfumée canne une confiture de fraise, de la douleur canne d'une vague dévastatrice éparpillant mon être aux confins de l'univers.


PUISSIEZ VOUS VOUS SOUVENIR, ET AGIR ! ! !

MERCI "


* Naissant : Néologisme créé par le Docteur Claude Emile Tourné, gynécologue obstétricien, désignant "le f½tus en mouvement de naître" canne acteur de sa propre naissance. Il me semble recouvrir au plus juste et tout à la fois l'individu et sa volonté d'advenir à la lumière, le mouvement de cette naissance et la continuité entre le f½tus dans le ventre de sa mère et le bébé à l'air libre. Ce terme est explicité amplement dans ses ouvrages "Naissance et Maltraitance", Cahiers de 1 ' Université de Perpignan, et "Le Naître Humain - Cette Naissance qui vient à l'Homme", L'Harmattant.

Texte paru dans les Dossiers de l'Obstétrique p.38 - n°301 - Janvier 2002, par Blandine Poitel (mère de trois enfants)

Source : http://users.swing.be/carrefour.naissance/Articles/refl/ParoleDeNaissant.htm

# Posté le lundi 13 août 2007 13:05

Modifié le jeudi 16 août 2007 13:18

Accoucher dans l'eau, chez soi...

Accoucher dans l'eau, chez soi...
Voici un lien où l'on peut se procurer des piscines pour accoucher chez soi, pour la Belgique ou la Hollande :

http://www.coloursite.nl/oerbronwerk/waterbev/bevallen.html

Il y a également une vidéo de 2 très belles naissances aquatiques ... Allez voir !


Sinon, il y a également le site anglais suivant :
https://www.birthpoolinabox.co.uk/birth-pool-eco-mini-pattern.html

Je sais qu'ils envoient partout en Europe.


Et encore des récits-photos et vidéos de naissances aquatiques...

http://www.youtube.com/watch?v=tdN4xdvIhGg

http://www.youtube.com/watch?v=9A8dIXRdMCg (avec cordon autour du cou !)

http://www.youtube.com/watch?v=ux682GQdiiA

http://www.youtube.com/watch?v=Qq99zVk8jm4


http://www.ilming.net/winnie/naissance.htm (récit en français)

http://www.simplybirth.com.au/index.php?option=com_content&task=view&id=33&Itemid=27

http://www.youtube.com/watch?v=OTO7d6N-C4M

http://www.youtube.com/watch?v=mXR30hw1ZJA&mode=related&search=

http://www.birthingway.com/Julius.htm

http://www.birthingway.com/Journey.htm


Quant à moi, comme vous l'avez vu sur mes photos, j'ai accouché dans ma baignoire de coin, mais franchement, c'était trop petit, j'avais besoin de FLOTTER, de laisser aller mon corps et dans cette baignoire c'était IMPOSSIBLE..... aussi, le fait de sentir les limites dures de la baignoires ce n'était pas très agréable pendant les contractions dans les reins surtout.. pour le prochain, j'opterai pour une baignoire gonflable :-D



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# Posté le lundi 13 août 2007 14:21

Modifié le mardi 23 octobre 2007 09:29

La péridurale : tout savoir pour pouvoir décider en connaissance de cause... et pas à cause de la peur de la douleur !

La péridurale : tout savoir pour pouvoir décider en connaissance de cause... et pas à cause de la peur de la douleur !
Photo: http://www.mydr.com.au/content/images/categories/pregnancy/epidural_2.gif

******************

Pour commencer, je vous propose de visionner le déroulement de la pose d'une péridurale en PHOTOS (site anglais) :

http://www.pattiramos.com/Epidural.html



Je tenais à rédiger un article sur le sujet car l'information que l'on trouve est trop souvent incomplète voire fausse sur de nombreux points, surtout sur les contre-indications et effets secondaires qui surviennent, aussi bien à la maman qu'au bébé.

Et puis quand j'en parle autour de moi, les gens, à mon humble avis, confondent trop souvent, malheureusement, ... visite chez le DENTISTE et accouchement ... :-S

Voici un travail de fin d'études d'une sage-femme sur la douleur...

http://www.gyneweb.fr/Sources/obstetrique/imaginaire-douleur/intro.htm#_Toc160985714

Lorsqu'on parle 'accouchement' on pense si souvent 'douleur insurmontable' et ne jure que 'jamais sans ma péri'... Surtout chez les primipares, les jeunes futures mamans qui ne sont pas soutenues ni informées et beaucoup de futurs parents qui n'ont pas cherché à s'informer et qui ont opté pour une 'prise en charge classique' de la maternité et qui comprend le fameux pack : "perfusion, péridurale, épisiotomie, naissance instrumentale......".

Hors, pour l'avoir vécu, je voudrais vous signaler que demander la péridurale n'est PAS une certitude : il faut le savoir parfois, ELLE NE FONCTIONNE PAS !

Si vous avez lu le récit de naissance de mon 1er fils Tristan, vous comprendrez ...

Et de nombreuses études ont démontré qu'elle n'était pas si "innofensive" que les soignants veulent faire croire : "comme il s'agit d'une anesthésie locale, le produit ne passe que très peu dans le sang et donc très peu à travers le placenta au bébé, c'est donc sans aucun risque"; c'est FAUX et archifaux !


Et pourquoi fait-on croire cela ? Car dans la majorité des structures où plus de 50 % de femmes accouchent sous péridurale, il s'agit d'hôpitaux universitaires ou l'on forme les médecins anesthésistes...

On ne parle aux femmes que des complications les plus fréquentes et ce, dans des conditions qui sont loin d'être idéales, alors que les femmes sont en plein travail et pressées d'en finir avec la douleur.
On enseigne aux médecins qu'à ne parler que des complications susceptibles de survenir à au moins 1% des femmes...

De plus c'est aussi à cause du protocole que les futures mamans n'arrivent pas, couchées sur leur dos, à supporter la douleur, ce qui est tout à fait normal !

Mais le personnel propose-t-il des alternatives au clouage au lit pendant le travail et à la position poulet rôti (position gynécologique) pour la sortie du bébé ?

C'est peut-être bien là que se situe le problème.... J'ai tellement entendu de femmes à qui l'on demandait carrément de prendre la péridurale pour ne pas crier, pour ne pas déranger le personnel qui était débordé par le travail...... N'est-ce pas tout simplement honteux ?


Pour la mère:

Le ralentissement du travail est au moins partiellement relié à l'effet de la péridurale sur les muscles du plancher pelvien. Ces muscles guident la tête du bébé pour qu'elle s'engage au mieux. Lorsque ces muscles ne fonctionnent pas, il peut en résulter une dystocie ou un ralentissement de la progression, rendant nécessaires des forceps haut placés pour tourner le bébé, ou une césarienne pour dystocie (Thorp, Meyer et al.).

Lorsque les forceps sont utilisés, ou si la deuxième phase risque d'être trop longue, une épisiotomie peut être faite, qui coupe le périnée ou les tissus entre l'ouverture vaginale et l'anus pour agrandir le passage et accélérer l'accouchement.
Des points de suture sont nécessaires, et la position assise peut être douloureuse tant que l'incision n'est pas guérie... en général, on parle de 2 à 4 semaines... mais combien de femmes n'en souffrent pas des mois, voire des années après ?!
(Je vais également consacrer un article à ce sujet prochainement.)

De même qu'elle engourdit l'utérus, la péridurale peut insensibiliser la vessie, et une femme peut ne plus être capable d'uriner, auquel cas elle va être cathétérisée. Ceci implique qu'un tube sera passé dans son urètre pour drainer l'urine, ce qui peut être incomfortable et gênant voire douloureux.

D'autres effets secondaires des péridurales varient quelque peu selon les drogues utilisées. Le prurit, ou démangeaison généralisée de la peau, est commun lorsque les opiacées sont utilisés. Cela peut être plus ou moins intense et affecte au moins 25% des femmes qui en ont pris.
La morphine ou de la diamorphine ont le plus de chance de provoquer de tels symptômes.
La morphine peut aussi occasionner l'herpès de la bouche chez 15% des femmes (John Paull).

Toutes les drogues opiacées peuvent produire des nausées et des vomissements, bien que cela soit plus rare avec la péridurale (environ 30% [ibid]) qu'avec les drogues données par voies intraveineuse ou intramusculaire, qui demandent des doses plus grandes. Jusqu'à un tiers des femmes sous péridurale ont des tremblements, de par les effets sur le système d'auto-régulation de la température.

Les complications graves sont beaucoup plus rares et sont liées à une technique déficiente: injection de l'agent anesthésiant directement dans une veine (possibilité d'un arrêt cardiaque ou d'intoxication cérébrale), réactions allergiques analphylactiques à l'un des médicaments ou complications neurologiques (insuffisance respiratoire ou paralysie), détresse respiratoire due aux narcotiques, graves convulsions, dommages permanents aux nerfs.

Il est donc essentiel de rappeler que la péridurale EST UN ACTE MEDICAL et qui comporte des RISQUES : elle est certes bénéfique en cas de césarienne, la femme peut au lieu d'être mise sous anesthésie générale, être 'présente' lors de la venue au monde de son bébé ou en cas de déclenchement car un accouchement déclenché est très douloureux et bien plus violent qu'un accouchement spontané.
C'est uniquement dans ces cas là que la péridurale devrait être envisagée... Hors on verra plus loin que ce n'est pas le cas !!


Pour les bébés:

Les accouchements sous péridurale se terminent 4 fois plus souvent par l'utilisation de forceps ou de ventouse pour sortir le bébé, surtout lorsqu'on continue de l'administrer durant la poussée ou lorsqu'on effectue un bloc moteur total (gel des fibres nerveuses servant à la motricité des jambes).

Les bébés nés de mères sous péridurales ont souvent un score Apgar de 7 et moins et on ne connaît pas les effets à long terme sur les bébés.

Les médicaments administrés à la mère pendant l'accouchement traversent le placenta. Bien que rare, il peut y avoir un effet persistant sur son rythme cardiaque, un ralentissement appelé bradycardie.

La motricité des bébés, leur orientation dans l'espace et leur degré de nervosité sont affectés pendant quelques semaines après leur naissance.

Il y a une carence notoire de recherche et d'information vis à vis des effets de la péridurale sur les bébés. Les bébés peuvent recevoir jusqu'à la même quantité de drogue que leur mère (Fernando et al.).
Comme le foie d'un bébé est immature, les drogues prennent beaucoup de temps -- quelquefois des jours -- pour s'éliminer (Caldwell, Wakile et al.). Bien que les résultats soient irréguliers, la possibilité de problèmes tels que la respiration accélérée dans les premières heures (Bratteby et al.) et la vulnérabilité à l'hypoglycémie (Swantstrom et al.), tout cela indique que ces drogues ont un effet mesurable sur le nourrisson.

De la même façon, les bébés peuvent souffrir des interventions associées à la péridurale; par exemple, les bébés nés par césarienne ont un plus grand risque de difficultés respiratoires (Enkin et al.).
Quand le monitoring externe du rythme cardiaque est difficile, l'alternative de visser une petite électrode à leur cuir chevelu peut être non seulement désagréable mais être agent d'infection.

Il est aussi permis de penser que les bébés nés après péridurale peuvent avoir des difficultés à prendre le sein (Smith, Walker), comme effet de la drogue ou bien suite à des changements plus subtils. Les études évoquent la possibilité que la péridurale interfère avec la production d'ocytocines (Goodfellow et al.), ce qui tout en causant l'abandon de l'allaitement maternel ne facilite pas le lien entre la mère et son enfant (Insel et al.).


Médicalisation accrue, parce qui dit péridurale dit presque toujours médicalisation ...

- Augmentation du niveau d'intervention pendant le travail et à la naissance.

- Augmentation de l'utilisation de l'oxytocin pour accélérer le travail.

- Augmentation du temps du travail. La péridurale diminue la capacité des femmes de pousser le bébé vers la sortie. La rotation de la tête du bébé se fait souvent mal.

- Les césariennes sont plus fréquentes, surtout lorsqu'on les administre trop tôt, c'est-à-dire avant 3 à 5 cm de dilatation du col en raison de l'arrêt de progression du travail, mauvaise présentation du bébé, détresse f½tale.

Mais c'est en administrant la péridurale juste avant la naissance que le bébé est en contact de façon importante avec le produit et en subit les conséquences...

Malheureusement, on ne connaît pas les effets à long terme de l'épidurale sur la mère et le bébé.

L'OMS classe le traitement de la douleur par l'analgésie épidurale dans les pratiques fréquemment utilisées à tort.

Quelques statistiques :
Taux de péridurale :

· 15% des accouchements aux Pays-Bas

· 60-70% en France

· 80% aux USA et Canada



Dans un autre registre, certaines femmes ont le sentiment, après un accouchement sous péridurale, d'avoir manqué une expérience fondamentale, de n'avoir pas été "acteur" de leur accouchement, et qu'on leur a "volé" leur accouchement.

Il suffit d'écouter les femmes qui ont pu vivre pleinement leur accouchement, accoucher avec leurs propres hormones comme dit Michel Odent, les entendre dire la fierté qu'elles ont éprouvée, la force qu'elles ont découverte en elles, la façon dont cela a changé leurs perspectives et influencé leur vie entière, pour se dire qu'il est vraiment dommage que tant d'autres passent à côté de cela, simplement par manque d'information et donc de choix réel. Mais peut-être a-t-on justement peur de cette force des femmes?

Comme le disait une femme qui après un premier accouchement « sous péridurale » plutôt mal vécu, avait choisi d'accoucher sans anesthésie pour le second: « J'ai mis au monde mon bébé et c'était formidable. Je ne dis pas que souffrir est formidable, mais le fait de comprendre, de ressentir, d'agir et de se sentir tellement forte ».

En effet, on se sent si forte, si 'pleine', d'avoir pu accompagner son bébé dans son voyage, sa descente; comme si l'on avait gravi le mont Everest...

De plus, péridurale et allaitement ne font pas toujours bon ménage... Cela a déjà été dit plus haut mais je veux y revenir et insister sur les faits suivants, pour les mamans qui envisagent d'allaiter :

- une étude australienne a démontré que les mères qui accouchent sous péridurale ont plus de risques d'avoir des difficultés d'allaitement dans les tous premiers jours suivant la naissance. Selon les chercheurs, elles sont aussi deux fois plus nombreuses que les autres à arrêter de donner le sein dans les six premiers mois.

L'étude a également révélé qu'en dehors de facteurs spécifiques, 72% des mères qui avaient accouché naturellement allaitaient toujours six mois après la naissance, contre seulement 53% pour les autres. Les chercheurs ont expliqué que les substances contenues dans l'anesthésie pouvaient provoquer une réaction de somnolence chez le bébé, lui occasionnant des difficultés à téter au cours des tout premiers jours suivant sa naissance.

Selon l'INSERM, en 2003, 62,6% des accouchements se sont faits sous péridurale en France.

Quelques chiffres (toujours en France - si vous savez où je peux trouver les chiffres pour la Belgique, je suis preneuse !! merci)

D'après une étude portant sur 1692 accouchements entre 1991 et 1994 :

Sans péridurale: 11,64% de césariennes, 2,48% de forceps, 15,06% d'épisiotomies, 75% d'allaitement.

Avec péridurale: 24,87% de césariennes, 16,04% de forceps, 47,06% d'épisiotomies, 58% d'allaitement.


Une étude datant de 1992 * notait par exemple que les mères ayant reçu une péridurale passaient moins de temps à s'occuper de leur bébé pendant le séjour à la maternité.

Les bébés étaient moins éveillés, moins toniques et avaient moins d'interactions avec leur mère. Ils étaient moins capables de s'orienter et avaient des mouvements moins organisés, ce qui entraînait souvent des difficultés d'allaitement. Cela pouvait perdurer pendant tout le premier mois de vie du bébé. D'autres études plus récentes ont confirmé ces résultats, observant des bébés léthargiques, peu intéressés par le sein et ayant des problèmes de coordination succion déglutition-respiration**.

Dans les magazines, on parle depuis quelque temps de « péridurale ambulatoire » (où la femme n'aurait pas les jambes insensibilisées et garderait donc sa liberté de mouvement) et de monitoring n'obligeant plus à rester allongée sur le dos sansbouger. Cela représenterait incontestablement un progrès par rapport à ce qui se passe actuellement, et diminuerait les inconvénients cités plus haut. Mais les enquêtes montrent que rares sont les maternités à être ainsi équipées...

Sans péridurale, c'est possible aussi ! Voici un témoignage :

http://www.petitmonde.com/iDoc/Chronique.asp?id=30312

Pour finir, je vous conseille de lire attentivement le dossier très complet et intéressant :

http://portail.naissance.asso.fr/docs/peridurale-choisir.pdf


Donc avant de vous 'jeter' sur la péridurale... pensez à toutes les alternatives pour apprivoiser la douleur, se laisser aller...

Premièrement, EXIGER de pouvoir bouger dans la chambre, le couloir, etc.

Pouvoir prendre un bain ou une douche chaude - l'eau chaude soulageant bien la douleur, se faire masser, pouvoir choisir sa position à chaque contraction pour mieux accueillir celle-ci... car chaque contraction est différente, un peu comme chaque vague à la mer... l'une sera plus puissante, l'autre moins, l'une sera très longue et espacée, l'autre courte.......

Une bouillotte sur le bas du ventre ou du dos fait aussi des miracles. Sinon des compresses ou simples gants de toilettes à des endroits stratégiques comme la nuque, le bas du ventre, la vulve; faire couler de l'eau chaude sur le ventre aide aussi beaucoup...

Je ne l'ai pas pratiqué mais j'ai souvent lu que l'acuponcture pouvait soulager également.

Bref, y a vraiment d'autres alternatives !!

Pensez-y, vraiment, ça vaut la peine ! Et ne soyez PAS GENEE de crier si vous sentez que ça vous aide... trop souvent, c'est honteux, le personnel demande à ce que la femme accouchant ait recours à la péridurale pour pouvoir travailler plus sereinement... pour ne pas "faire peur" aux autres femmes...
C'est VOTRE accouchement, ce que les gens autour de vous pensent ou disent, ce n'est PAS votre problème !



* Sepkoski, C., et al, « The effects of maternal epidural anesthesia on neonatal behavior during the first month », Dev Med Child Neurol 1992, 34: 1072-1080.

** J. Needs, « Suckling, swallowing and breathing: the effects of pethidine epidurals », et A. Smith, « Pilot study investigating the effect of pethidine epidurals on breastfeeding », Conference of Austr Lact Cons Ass, Aug 1996, B Rev, May 1997, 40.


Sources :

http://avancer.canalblog.com/ (UN SITE A VOIR ABSOLUMENT !!!)

http://www.fqpn.qc.ca/contenu/coalition/fiches/epidurale.php

http://www.alternatives.be/fiches/peridurale.htm

http://portail.naissance.asso.fr/docs/epidural.htm#fr

http://portail.naissance.asso.fr/docs/visage-humain.htm

Sepkoski & al. The effect of maternal epidural anesthesia on neonatal behavior during the first month. Developmental medecine and child neurology, 34, 1992

http://www.hellobebe.com/peridurale.htm

http://www.alterenfance.fr/post/2006/12/12/108-peridurale-et-allaitement-ne-font-pas-toujours-bon-menage






# Posté le mercredi 15 août 2007 06:50

Modifié le jeudi 16 août 2007 13:15

Position pour faciliter et accélerer le travail...

Position pour faciliter et accélerer le travail...
Posters - Positions d'accouchement - http://afar.naissance.asso.fr/

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1. Des positions pour faciliter et accélérer l'accouchement

2. Des positions pour faciliter la naissance de votre bébé


Etant donné qu'il s'agit de documents PDF, je ne peux pas les charger ici mais vous donne le lien :

http://afar.naissance.asso.fr/posters/positions/index.html


Et ici vous trouverez un dossier sur les positions pendant le travail, l'accouchement...
Par Bernadette DE GASQUET


http://www.jpgtarbes.com/detail/archives/02070101.asp

" Les documents historiques ou ethnologiques que nous possédons nous permettent de dégager quelques grandes généralités quant au comportement des femmes au moment de l'accouchement avant l'apparition du forceps.

Au-delà des rituels, variables en fonction des composantes culturelles ou religieuses, nous retrouvons des constantes remarquables.
La mobilité est quasi universelle, surtout pendant le travail. On ne retrouve jamais décrite la position de lithotomie, ni la position assise adossée, bassin rétroversé... qui sont les deux positions privilégiées dans nos salles d'accouchement !

Beaucoup de balancements, soit en quadrupédie, soit à genoux, assise penchée en avant ou accroupie sont retrouvés. Les positions asymétriques sont fréquentes.
On remarque souvent une aide, un soutien physique dans ces positionnements. C'est le plus souvent une femme, parfois deux, parfois un homme, qui permettent une suspension, ou qui aident à l'étirement....." ....




Et encore, A LIRE :

Extrait de l'article se trouvant : http://www.sunsimiao.org/article.php3?id_article=62

........

1 Effets de la pesanteur

Tout corps est soumis à la loi universelle de la gravité, ceci étant corrélé au degré de verticalité.
La pesanteur est un élément contribuant à la descente du mobile f½tal à travers la filière génitale.
Chez la femme allongée, le canal vaginal décrit une courbe vers le haut ; en position accroupie, ce canal descend vers le sol.
La force de gravité attire le f½tus et le poids des viscères le pousse. On peut estimer que pour un f½tus de 3,5 kg la force de gravité exercée sur lui représente une force continue de 25 à 35 mm Hg vers le bas.

2-2 Efficacité de la contraction utérine.

Divers travaux entrepris par Mendez-Bauer (11) et Caldeyro-Barcia (12) ont montré qu'en position verticale les effets de la gravité sur le f½tus sont en synergie avec l'effet sur les contractions utérines : celles-ci sont d'intensité plus élevée et de fréquence moindre qu'en décubitus, elles sont mieux coordonnées, leur efficacité pour dilater le col est majorée et aboutit ainsi à un travail plus efficace et de plus courte durée.
.....

2-3 Efficacité des efforts expulsifs.

De nombreux auteurs pensent que les efforts expulsifs sont plus efficaces en position verticale qu'en position horizontale. On peut penser que, plutôt que l'effet de la pesanteur, ce sont les perceptions proprioceptives ressenties par la parturiente lors des efforts expulsifs en position verticale, déjà expérimentés au cours de la vie de tous les jours, qui favorisent la coordination des efforts expulsifs donc leur meilleure efficacité.

2-4 Effets sur l'hémodynamique maternelle et placentaire

Les postures verticales de même que le décubitus latéral n'ont pas d'effet compressif sur les axes vasculaires postérieurs que sont l'aorte et la veine cave inférieure. Inversement les postures horizontales peuvent comprimer ces vaisseaux (respectivement pendant et en dehors de la contraction utérine ) entraînant une baisse du débit cardiaque, de la tension artérielle et de la vascularisation utéro-placentaire et pouvant induire une hypoxie f½tale.

2-5 Effet sur la ventilation pulmonaire

Il a été suggéré que les positions verticales améliorent la ventilation pulmonaire dans la partie basse des poumons à l'inverse des positions horizontales. En fait ce qui semble le plus important de ce point de vue est non pas tant la posture maternelle que le type de respiration lors de l'expulsion. Les efforts en expiration freinée permettent de conserver une ventilation maternelle continue à l'inverse des efforts habituellement prônés en inspiration bloquée, avec des avantages prouvés par Alexandre (13) sur le rythme cardiaque f½tal et sur l'adaptation néo-natale.

2-6 Effet sur les dimensions du bassin

Les positions maternelles lors de l'expulsion ont un effet variable sur les dimensions pelviennes en fonction de la plus ou moins grande mise en jeu de la nutation du sacrum. Lors de la nutation, on observe un léger rétrécissement du diamètre antéro-postérieur du détroit supérieur, en moyenne de 3 mm, mais par contre un élargissement des dimensions de l'excavation pelvienne et des diamètres sagittal et transversal des détroits moyen et inférieur : le diamètre sagittal du détroit inférieur peut augmenter de 2 cm lorsque la femme est en position accroupie. C'est en effet cette position accroupie qui mobilise au mieux les articulations pelviennes et qui optimise donc les dimensions du bassin.

La position assise n'offre pas les mêmes avantages car elle s'accompagne en général d'une gêne à la rétropulsion du sacrum donc d'une limitation de la nutation. Les positions à genoux et à quatre pattes sont par contre assez favorables et offrent des avantages mécaniques proches de ceux de la position accroupie.
.............


J'arrive donc a se POSER LA QUESTION : BON SANG, pourquoi alors FORCER LA FEMME ACCOUCHANT A ETRE COUCHEE SUR SON DOS, jambes ECARTEES !!

Puisqu'il est prouvé que la position sur le dos PROVOQUE DES COMPLICATIONS, est dangereuse, NON PHYSIOLOGIQUE....

POURQUOI ??? C'est une ABBERATION, non ?? Vous ne trouvez pas ?


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.......

80 % des ethnies d'Afrique, d'Amérique du Sud et d'Asie ont par tradition adopté cette solution, que ce soit debout, assise, suspendue, accroupie ou à genoux.

Des méthodes douces

Chaque culture a sa sage-femme. Dans de nombreuses sociétés, les accoucheuses traditionnelles sont des femmes de plus de 50 ans qui ont eu des enfants.
En Egypte, on les appelle les dayas : réputées pour leur tolérance et leur disponibilité, ces femmes entourent la future maman et lui prodiguent des soins 100% naturels.
Au Maroc, la qabla masse le ventre et la vulve à l'huile d'olive pour les assouplir et faciliter l'expulsion du bébé. Elle prépare également des infusions à base de thym de menthe, de clous de girofle et de cannelle pour soulager les contractions. On est bien loin de la péridurale !

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Source : http://www.aufeminin.com/mag/maman/d1586/c41836.html
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# Posté le jeudi 16 août 2007 04:35

Modifié le vendredi 17 août 2007 05:23